… j’ai été une gentille fille cette année. J’ai presque pas dépensé tous mes sous en vêtements, j’ai aidé des vieilles dames à traverser, j’ai mangé mes carottes râpées et j’ai dit bonjour, au revoir et merci (sauf aux vendeuses de la Droguerie parce qu’elles sont méchantes avec moi).
Alors en récompense, je voudrais :
- Le gène pour coudre droit. Ne fais pas l’innocent, je SAIS qu’il existe dans ma famille quelque part, même si, de toute évidence, il a sauté une génération. Alors sois gentil, va me le récupérer, la plaisanterie a assez duré.
- Pendant que tu y es, le gène pour tricoter vite et régulièrement aussi. Idem, je sais qu’il est là, j’arrive juste pas à le trouver.
- Une surjeteuse. En fait, non, pour être exacte : je voudrais un appartement assez grand pour pouvoir acheter une surjeteuse ET ne pas être obligée de dormir sur le canapé. Parce que là, vois-tu, j’en suis rendue à un point où j’envisage de ne plus me déplacer qu’à cloche-pied pour pouvoir gagner de la place.
- Allez, soyons fous, un atelier, carrément. Avec plein de lumière, un grand miroir et une grannnnnnnnnde table, histoire d’arrêter de couper et de coudre à la bougie sur un timbre-poste dans un coin du salon (Mmmm, très Dickensien comme image). Je sais, ça fait beaucoup, mais oh, tu es le Père Noël, oui ou non ?
- Ah, et du coup, du temps pour coudre, évidemment.
- Du ruban Stabilmanche et du papier transfert Burda. Bon sang, ça fait un mois que j’en cherche, j’ai jamais réussi à mettre la main dessus. Pour le ruban, c’est encore pire : aucune mercière ne voit de quoi je parle. Connaissant Burda, ça ne m’étonnerait qu’à moitié qu’ils aient inventé ça juste pour me faire pigner, die kleine Chenapans.
- La boîte à ouvrages repérée dans mon magasin de tissus préféré, une petite merveille en bois miel avec une poignée en laiton et un capitonnage crème. La prochaine fois que j’y vais, je l’épouse.
- Le “Vogue’s New Book for Better Sewing”. Parce que moi, quand je serai grande, je veux être Gertie.
- Et aussi “Les voies de l’élégance”, de Geneviève Antoine Dariaux. Parcé qué jé lé vaut bien. En édition d’époque et en français, sinon c’est pas du jeu.
Etonnament, il est beaucoup plus facilement trouvable en anglais … j’ai du louper une étape
- Un petit coussin pour y piquer les aiguilles. Il y a tellement d’épingles qui traînent par terre que Amnesty International commence à se poser des questions.
- Du voile de coton qui ne soit ni moche, ni rugueux, ni à fleufleurs, ni à carreaux, ni pastel, ni jaune, ni marron. Idem pour le tweed ou le drap de laine. C’est vrai, ça, c’est presque encore plus difficile de trouver du beau tissu que de beaux vêtements.
- Une broche vintage et des sweater guards (note bien, j’ai pas dit que je les porterai, hein).
- L’intégralité de cette boutique Etsy (à part peut-être la robe déstructurée en satin rose-orangé)
Allez, zou, au boulot.
Signé : la petite Rose très sage.






















