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Etant donné que mes machines vont être indisponibles pendant quelques semaines, bicauz déménagement (yes, enfin!), j’avais décidé de porter une dernière estocade à mon stock de tissu et faire trois petites choses durant ce long week-end. J’aurais pu m’abstenir, les projets à la va-vite c’est définitivement pas mon truc.

 

 

On va commencer par the Ugly :

 

 

Voilà, ça, c’est fait.
La poubelle est la destination finale d’un certain nombre de mes tentatives, mais jamais décision n’a été aussi immédiate. Le tissu est joli comme tout, le patron était d’une simplicité biblique, mais malheureusement mes compétences n’ont pas été à la hauteur. Ca n’a été qu’ourlet distordu, encolure étirée et emmanchures gondolantes. Fin de la discussion, passons à autre chose.

 

 

The Bad :

 

 

A la base, une tentative pour imiter une jupe du commerce qui commence à se faire vieille. Pour celà, j’ai utilisé le patron facile du Burda d’août rallongé de 13  cm et un reste de tissu de cette robe. Au premier essayage, j’ai trouvé la jupe immense, MAIS il est plus que probable que je n’aie pas coupé correctement le patron et/ou le tissu. J’ai donc repris énormément les côtés de la taille, en laissant intacte la largeur à l’ourlet pour une forme un peu plus trapèze.

 

 

Résultat : passeport direct pour Jambon-land. Qui plus est, la forme porte-feuille s’avère ultra casse-gueule vu le peu de recouvrement devant. Une jupe courte, passe encore, mais courte + baîllante, hum … D’autant que je m’en vais habiter sur les grands boulevards, il risque d’y avoir confusion.
Next !

 

 

The Good :

 

Quand même, un vêtement portable dans le lot, à défaut d’être ébouriffant. Le patron est McCalls 6354, une forme simplissime et un patron simplissime aussi. Aucune remarque particulière à faire – s’il faillait chipoter je dirais que je ne suis pas fan des finitions d’emmanchure, je pense qu’un biais serait plus clean. Et là aussi, j’ai été un peu rapiat sur la longueur, elle aurait gagné à faire 5-10 cm de plus (j’ai dû faire un tout petit mini ourlet pour rester dans le domaine de la décence).

 

 

Ici également j’ai fait les fonds de tiroir, le tissu est un reste de cette robe, teint en noir parce – une robe kaki dans ma penderie, c’est suffisant. C’est un mélange lin-viscose souple et soyeux, extrêmement agréable à porter et à coudre.

 

 

Au final, une robe basique multifonction pour les jours sans prise de tête. Je la retenterais bien avec des petits détails en plus, un tissu plus recherché, etc …

 

 

Bon, et maintenant, hop hop hop, on fait les cartons. Roberta, en tout cas, est fin prête :

 

Big in Japan

Voilà un projet inhabituel ici, mais pour lequel je me suis totalement éclatée (désolée pour les photos encore plus pourries de d’habitude, je les ai prises à le soir à la va-vite et j’ai dû bidouiller ensuite pour qu’on y voit quelque chose … Photofiltre et moi, ça fait deux … ) :




Il s’agit d’un kimono cousu pour un jeu de rôle grandeur nature qui se situait dans une ambiance, euh, eh bien … asiatique (étonnant, non ?). Le monde est très fouillé, très complexe, avec un grand nombre de personnages non-joueurs qu’il fallait bien habiller ! En l’occurence, le personnage était une dame fantôme. Il lui fallait une belle tenue – on a beau avoir quitté le plan des réalités terrestres, on en est pas moins femme.
Le tissu est un satin brodé épais et lourd, absolument superbe, et les bordures sont faites en taffetas de polyester rose copieusement entoilé pour tenir droit. Le obi est fait d’un rectangle de tissu noir, bien entoilé également, sur lequel j’ai ajouté une bande de satin brodé bordé de deux faux passepoils en taffetas pour un riche effet de superposition. Ka-ching ! 

Pour le tuto du faux passepoil, voir l’article idoine sur Thread and Needles.

Il est réglable par velcro au dos, afin de pouvoir s’enfiler un un canard laqué ni vu ni connu s’adapter à plusieurs tailles.


Je tiens préciser que la beauté du costume tient surtout au choix des tissus et des couleurs, et que, pour le coup, je n’y suis vraiment pour rien. Je n’ai fait qu’oeuvrer à la machine ! Ce qui ne m’a pas empêché d’avoir adoré chaque minute de ce projet, depuis le plaisir de manipuler un tissu aussi beau que je n’aurais jamais eu l’occasion d’utiliser pour moi-même, jusqu’aux petites touches de fin et séances de déguisement devant la glace, à déambuler avec geta, éventail et rouge à lèvres  – ben quoi, il fallait impérativement vérifier que le résultat était bien crédible :) . Et non, je n’ai pas de photo, héhé …


PS : je sais qu’il s’agit d’un kimono chinois et pas japonais, mais “Big in China”, ça n’existe pas, comme chanson, duuuuuuuh.

 

***

Fun facts :

Patron : Burda, mais aucune idée du numéro. Il doit être épuisé.
Taille : 42
Tissu : satin de polyester épais brodé et taffetas de polyester pour le kimono, plus coton/polyester (?) pour le obi.

Ca faisait longtemps qu’on avait pas vu un pantalon flare par ici, vous ne trouvez pas ? Mais que fait la police ?

J’avoue être un peu dubitative sur celui-ci … Je suis bien consciente que les pantalons larges, même si je les aime d’amour, ne sont pas vraiment mes meilleurs amis. D’habitude je m’en accomode, mais là, on atteint la frontière floue entre “pas ce qu’il y a de plus flatteur” et “faut vraiment que tu arrêtes le Nut’”. Ou alors j’arrête vraiment le Nut’? Naaaaaaaaaan.

Par contre, de côté, l’effet de la ceinture king size est très gracieux. Peut-être que je devrais me mettre à marcher à l’égyptienne ?

Je n’ai rien modifié au patron, à part la longueur bien sûr, et des frivolités. Il était atteint d’un mal très répandu chez les marchands de papier de soie imprimé : le syndrôme “que de la frime”. Autrement dit, à l’avant, vous avez : des découpes à foison, des surpiqûres doubles, un ourlet surpiqué gigantesque, des rivets partout, des boutons de ceinture bling-bling … Et à l’arrière ? Rien. Même l’ourlet large ne continuait pas dans le dos, ce qui m’a paru extrêmement bizarre. Du coup, j’ai éliminé pas mal de détails devant pour harmoniser un peu le tout, parce que si je ne me vois que de face, j’ose espérer qu’on me contemple aussi parfois de dos (même si c’est juste pour s’affliger de la taille incongrue de mon booty dans ce pantalon).


Et oui, j’aurais pu aussi rajouter des détails au dos, mais c’est mon fut’, c’est moi qui décide, okay ? Feignasse power.

Vous n’allez pas échapper aux gros plans cette fois-ci, les poulettes, parce que je me suis pas payé des kilomètres de surpiqures doubles contrastées juste pour le délire, hein. Donc vous êtes priées de vous extasier. Pour les autographes, faudra contacter mon fan-club.

Les poches incluaient une parementure, détail que j’ai trouvé très mignon.

 

***

Fun facts :

Patron : Burda 08/2009, modèle 116.
Taille : 38 + 10cm en longueur (“Ho ho ho, Géééééééant vert”) et cintré à la taille pour un effet corset.
Tissu : lin façon denim Etoffe des Héros, une merveille qui se tient très bien et froisse très peu.

En ce moment, j’ai envie de vert – le pauvre, et dire que je l’ai totalement ignoré pendant des années. Je trouve que cette nuance en particulier est un joli compromis entre neutralité et couleur (pour Malimalou : oui, c’est vert, promis-juré-craché).

 

 

 

 

 

Petite bizarrerie : je l’ai entièrement doublée, et distinguer l’endroit de l’envers demande maintenant un peu de concentration – pas vraiment mon point fort. Si vous croisez une grande brune en robe verte avec l’ourlet à l’air, ce sera probablement moi. Si en plus elle  lit en marchant et se prend un lampadaire en pleine face, là, plus aucun doute. Gaston Lagaffe forever.

 

 

 

 


 

Fun facts :

Modèle : Robe 116, Burda 02/2011

Taille : 38 sans aucune modif pour un 38/40 du commerce. RAS, mais le haut est vaste.

Tissu : batiste de coton de chez Toto

Feeling the love

Je pourrais vous parler de la misère que m’a causé ce tissu.

Je pourrais aussi vous parler de ma surjeteuse qui a fait la tête un bon moment parce que je ne lui ai imposé une aiguille qu’il ne fallait pas (encore désolée, ma chouchounette).

Je pourrais enfin vous raconter mon élan de gratitude envers Roberta après une pose de biais d’encolure sans aucun accroc (même si, à posteriori, je ne trouve pas que cette bande rayée soit du meilleur effet).

 

Ou alors, je pourrais juste admirer mon top so hype et so facile (enfin, si on excepte le tissu animé d’une volonté propre et la surjeteuse mal embouchée, bien sûr).

 

Je ne suis pas ravie de mes finitions, donc, petite lâcheté : pas de gros plan voyeuriste sur ceintre cette fois-ci.
Un indice sur ma récente destination de vacances s’est caché dans ce post,  sauras-tu le retrouver ?
***
Fun facts :
Modèle : D du Stylish Dress Book II (livre 175), encolure du U, longueur du A
Tissu : jersey viscose très fin, très doux, très extensible, pas imprimé dans le droit-fil, instable … gnnnnnnnnnnnnnnnnnnn.
Taille : 7 (36) sans marges de couture, nickel pour un 38/40 bien épaulé.

Pas de couture aujourd’hui. A la place, j’ai tricoté … des gambettes.

 

YES I DID IT !

(Désolée pour ce cri d’autosatisfaction éhontée, l’entraînement a un peu empiété sur mon temps de couture, on va dire que c’est toujours dans le thème).

(Et remarquez combien les organisateurs de la course ont bien décrypté la tendance – on a eu droit à un colorblock de toute beauté – hum – entre le t-shirt et le dossard).

 

Après une semi-déception, on apprend de ses erreurs, bien sûr. Résultat, pour celle-ci … heu … Je n’ai pas fait de toile non plus. Révolution !

Robe portefeuille toute simple, donc, dont l’unique particularité est que le bord est entièrement bordé de biais. Vous connaissez mon amour du biais, bien sûr ? Ceci mis à part ( et je suis sûre d’être à peu près la seule à qui ça pose un problème ) (m’enfin, 5 mètres quoi ! CINQ ! C’est pas humain) elle est tellement facile à réaliser que je n’ai pas grand chose à en dire.

 

[ Edit au passage : si vous aussi vous galérez avec votre biais, j'ai pour ma part réussi à sauver ma robe et ma santé mentale grâce au tutoriel de Melissa sur FehrTrade . M'enfin, CINQ mètres ? 5 ? ]

 

Le haut est beaucoup trop large et trop long – Mae West je ne suis pas, certes, mais quand même, c’est limite vexant là … Je ne sais pas si c’est dû au patron, ou au tissu mou, ou aux deux …  Toujours est-il que jamais de la vie je ne peux la porter seule. Ou alors en sortie de bain, à la limite.

A l’origine, vous allez rire, c’était prévu pour être une robe cool, tranquille, une robe de week-end, le genre de truc qu’on enfile vite-fait pour aller se faire un barbecue entre potes. Ambiance “tatane, chips y parasol”, quoi.

Pff, même pas en rêve, autant espérer voir Genevière de Fontenay faire un wall of death.

Retour à la case départ …

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Parting shot – parce que je sens que vous allez vous poser la question (et oui, c’est complètement idiot). :

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Les détails techniques :

Patron : Vogue 8731
Taille : 10 sans modif (je fais du 12 habituellement, elle taille grand, voire très grand en haut, et elle est assez longue aussi)
Tissu : viscose fine marine.

SDF

J’ai fait du tri dans mes affaires, et avant de donner le tout à Emmaüs, je vous propose d’offrir un nouvelle demeure à ces deux vêtements maison – je crains toujours que les gens d’Emmaüs considèrent le homemade comme invendable et donc les envoie à la poubelle, ce qui serait un peu dommage.

Ils sont bien sûr gratuits, faudra par contre pas être trop pressée pour recevoir le paquet.

Les objets du délit :

 

La blouse à froufrou

Jamais mise …

Taille 38 Burda, élargie aux hanches pour caser un 40. Tissu viscose-polyester (viscose majoritaire puisque j’ai pu le teindre).

 

Le pantalon Alice+Olivia

Mis une fois (le bas est un peu “plié” au niveau du talon, mais pas abîmé, j’ai vérifié).

J’ai perdu un peu de poids donc il est maintenant définitivement trop grand. Le tissu se détend pas mal donc je pense qu’il peut aller à un bon 40-42, même s’il risque de serrer au début.

Taille haute.

C’est un coton genre denim léger gris avec élasthane.

Attention, il est très très long, longueur 36″-37″ à priori ! Vous pouvez bien sûr l’ourler plus court mais comme j’ai rallongé en proportion toute la jambe, ça risque de faire bizarre au-delà de 5-7 cm.

Voilà, laissez-moi un commentaire si vous êtes intéressée.

 

Ca commence par une idée. Vaguement inspirée de ça, par exemple  :

Ouais, dans tes rêves tu te fringues en CDC, hein.
Je fouine, je fouine, et je trouve un lin kaki fort joli, souple et soyeux, et un patron qui semble correspondre dans le Burda de juin 2009 (mon premier !). Forte de ma bonne étoile ah bon t’as une bonne étoile maintenant ?, je trace et coupe direct. Après tout, en 40, au pire ça sera un poil large en bas, mais c’est pas grave. Et puis je fais TOUJOURS un 40 pour ce genre de forme, ah ouais, et le manteau de cet hiver où tu flottais dans le 38, mmmh ?. Un toile ? Qué une toile ? Feuque ze roules !

Mmmmmh …

Début d’assemblage : “Houlà, ça a l’air grand … Bon, y’a des plis, ça doit être pour ça”. Habituellement, les pièces de patrons, je les trouve riquiqui-minuscules-”mais jamais je vais rentrer dedans!” – ça aurait dû me mettre la puce à l’oreille.

Je place, je plie, je pique purée ça déborde de la planche à repasser dans tous les sens, mais qu’est-ce qui se passe ?, je fais mon premier empiècement dos (wouhou !), je surpique dans tous les sens …

Le coeur battant, premier essayage sans manches … l’horreur. On peut y caser deux comme moi. Le bas, c’est une tente. Le genre familiale,avec chambre d’amis pour les cousins de passage.  En haut … une catastrophe : les épaules tombent aux coudes, les emmanchures arrivent à la taille. Du jamais vu sur ma carrure d’armoire normande élevée à la fonte. Ajoutez à ça une longueur pile aux genoux et vous obtenez la chemise de nuit de Rambo Gabrielle !.

Je viens de découvrir ce dont on me parlait depuis longtemps : la fringue trop grande. Mon dieu, mais ça existe vraiment, alors  ?

Et encore, là c'est après un régime sévère ...

Blague à part,  je tiens à mon tissu et j’y ai mis de la peine, alors, pour une fois, je décide que je ne me rendrai pas sans combattre : hop, moins 10 cm sur les côtés à partir des emmanchures, et plis dos/devant piqués de manière invisible pour que l’ampleur restante tombe plus gracieusement. Avec une ceinture, maintenant, ça passe ouais bof, c’est pas un peu 2008 la robe ceinturée ?. Heureusement que je voulais un truc pas trop nickel, un peu roots, parce que là, hum … je suis servie Tu l’as dit bouffi.

A robe rustique, photo rustique

Reste le problème des manches. Enormes au niveau de la tête, elles se rétrécissent ensuite tellement que le repliage jusqu’aux épaules envisagé ne va matériellement pas être possible. Grosse bidouille, créativité, innovation, prière, et on arrive à un résultat esthétiquement acceptable Heu … nan, rien. J’ai quand  même eu le dernier mot en y casant à l’arraché la boucle et la sangle que j’avais à l’esprit depuis le début. La seule chose qui reste de mon idée d’origine, je crois.
Renseignement pris, personne n’a eu l’air choqué par le résultat final ou alors ils ont l’habitude que tu pondes des bouses, donc je la considère validée. Mais ce n’est pas du tout ce que je voulais, et puis quelle galère … Ben la prochaine fois, tu m’écouteras, banane.

Attention, ce post est totalement niveau 0.

A l’origine, c’était supposé être juste un ruban avec un anneau basique pour remplacer mon vieux lien porte-badge tout craspouille d’avoir traîné au fond du tiroir (non, je ne porte pas toujours mon ID sur moi, je sais, c’est MAL).

Sauf que, bon, vous me connaissez, pourquoi faire simple ? J’ai d’abord voulu réutiliser le mousqueton parce que, ben, c’est plus classe quand même.

Et puis le bidule qui s’ouvre tout seul à l’arrière du cou, c’est quand même bien pratique, je vais le garder aussi, tiens (surtout que j’ai pris l’habitude d’ôter mon badge en tirant un coup sec dessus avec ma délicatesse habituelle, s’il n’y a plus de système d’ouverture à l’arrière c’est le coup du lapin assuré et un passeport direct pour les Darwin Awards).

Et du coup il faut garder aussi le machin en plastique devant, sinon c’est pas feng-shui.

‘fin bref. Pour peu, il se retrouvait avec une poche passepoilée.

Vous me croirez si je vous dis que je m’y suis reprise à deux fois ? Ben oui, après réfléxion, le fil crème, ça jurait moins que le fil blanc. *soupir*

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