Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for mai 2009

« Oh, mon sac noir est mort.

– Mouaip.

– C’est dommage, il était bien pratique.

– Mouaip.

– Tu saurais m’en refaire un ?

– …  »

La confiance aveugle que d’aucun portent en mes talents de couturière m’épate, parfois. Mais bon, touchée par autant de soutien moral, je me devais d’être à la hauteur, d’autant que j’avais justement un coupon de coton noir de la bonne taille.

Le modèle est ultra-basique en soi (un rectangle plié, cousu sur les bords, dont le haut est ourlé de manière à passer deux cordonnets qui servent de bretelles), mais je voulais bien faire les choses cette fois-ci, histoire de voir si être un peu patiente pouvait améliorer les choses. J’ai donc consciencieusement cousu les passants du haut (des deux côtés pour que ce soit bien propre), surfilé les côtés au point zig-zag pour éviter de retrouver des pluches noires partout à l’intérieur (si j’avais eu l’idée pour la jupe verte, ça m’aurait évité une heure et quelques de surfilage à l’ancienne, mais bon… je suppose que c’est comme ça qu’on apprend), et j’ai fait des boutonnières en bas en guise de trous pour passer les bretelles. Conchita avait le mojo (malgré le bruit de plus en plus sinistre qu’elle émet), du coup, les boutonnières sont pas mal du tout. Enfin, cerise sur le gâteau, j’ai « protégé » les trous en question par une couture transversale, pour éviter que le fait d’avoir des objets lourds au fond ne les distende et les abîme.

Mon deux seuls soucis :

– est-ce que la couture du côté va tenir en haut ? (elle semble fragile et pas apte à supporter les ouvertures/fermetures à répétition – j’aurais dû faire plus de points d’arrêts, je pense, ou alors la doubler …)

– le pied de biche a laissé une traînée lustrée sur le tissu … Pas grave grave en soi sur ce modèle, mais le reste du coupon est destiné à un top en cours de couture, et je crains que ça ne pose plus de problème alors. A voir …

Conclusion : un résultat qui ferait bien rire toute couturière amateur, mais en ce qui me concerne, c’est la première fois que je ponds quelque chose qui n’a pas l’air d’avoir été fait en cours de travaux manuels niveau CP… Donc oui, être patiente et consciencieuse, ça paye !

La chose (comme vous pouvez le constater, c’est du basique) :

P1000583

Le haut :

P1000585

Le bas  :

P1000584

(Noir sur noir, pas ce qu’il y a de plus photogénique, mais c’est le look qui veut ça, coco).

Read Full Post »

Fashion victim, moi?

P1000571

Autant je n’aime pas trop le tartan, autant j’avoue une petit faiblesse qui me perdra pour son cousin des Antilles.

Et non, rien sur la photo n’a été fait par mes soins (preuve irréfutable : les coutures sont droites).

Read Full Post »

Le problème des costumes de danse orientaux (à part le fait que la plupart sont d’un goût très … personnalisé), c’est qu’ils sont systématiquement trop courts.

Visiblement, il n’est venu à l’idée de personne qu’une femme de plus d’1m60 pouvait avoir un jour l’envie saugrenue d’imiter Samia Amal. Eh ben si. Et hors de question que je le fasse en short, voyez.

Donc mon premier ouvrage digne de ce nom, et même, si on cherche bien, la raison pour laquelle j’ai fait l’acquisition de Conchita (petite musique émouvante), ce fut une belle jupe de danse. Cousue en suivant ce tutorial qui est tellement complet que je ne vais pas le répéter ici (et puis, bon, moi, expliquer comment coudre un truc, laissez-moi rire, hein).

Quelques petites remarques néanmoins :

– le satin, c’est nul
– 8 m² de satin, c’est encore plus nul, surtout dans un salon qui fait 10 m²
– le satin, ça glisse sur le parquet (attention aux dérapages non contrôlés sur une chute laissée par terre, testé et approuvé)
– paradoxalement, le satin (de polyester), ça adhère à presque tout le reste, allez comprendre
– le satin, ça s’effiloche tout seul. Mais vraiment tout seul. Tu coupes ton tissu, tu vas boire un café, et quand tu reviens, ton tissu ressemble à un Jackson Five un jour de grand vent. Corollaire de la proposition précédente :
– le satin, ça se surfile. Oui madame. Nonobstant le fait que tu t’es payée environ 15 m de coutures, en plus, tu auras droit de toutes te les surfiler, sous peine de, toi aussi, ressembler à un Jackson Five un jour de grand vent. Et si, comme moi, tu as pour machine une vieille rougne acquise pour trois francs six sous, tu te les surfileras à la main, les coutures.

Bon, en fait, je triche, j’ai pas surfilé 15 m de couture, j’ai autre chose à faire, moi. L’ourlet (plus de 7m de couture à lui tout seul), je l’ai copieusement replié sur lui-même au moment de le coudre, ce qui m’a valu quelques heures de franche poilade à le bâtir (7 mètres ! Sept mètres !), mais ensuite, on pique et c’est fini. Ou presque.

(oui, parce qu’en plus :
– le satin, ça tient pas vraiment au repassage, donc c’est bâti obligatoire quand on n’est pas une déesse de la machine à coudre )

Et après, tu auras le droit de te pavaner dans ta jupe faite sur mesure, brillante, qui tourne, que même Rachel Brice elle est jalouse, en fait.

Allez, une petite photo, avec même un bout de ventre pour aller avec :

P1000573

Je laisserai un voile pudique sur les petits détails moins réjouissants tels que : ourlets en zig-zag, coutures à l’arrache, longueur variable suivant les endroits, faux plis un peu partout … De toute manière, éblouis par ma maîtrise sans faille de la danse qui est à la hauteur de ma maîtrise de la couture, personne ne le remarquera jamais.

Les costumes qui me font baver, ce sont ceux de cette compagnie. Mais là, on est très loin du satin de polyester, et  il y a un peu plus de travail …

Read Full Post »

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.