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Archive for juin 2009

Le joli modèle de chaussons du dernier Burda (oui, mes lectures font peur) m’a méchamment tapé dans l’oeil. Le tutoriel laissait entendre qu’il s’agissait d’un modèle ultra-simple à réaliser en un tournemain. Sachant combien je rame déjà sur les modèles de « Burda facile », j’aurais dû me méfier.

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Ca, c’est l’original – Burda « Tendance mode » juin 09

Présenté comme enfantin, donc, il m’a quand même donné pas mal de fil à retordre (haha) :

– j’ai commis l’erreur de prendre de la ouatine plutôt que du nontissé, principalement parce que je ne sais pas trop à quoi ressemble le nontissé, alors que la ouatine, bon… Mais la ouatine, c’est un tantinet épais pour le pied de biche de Conchita qui s’est fâchée toute rouge et a exigé que je la dédouble avant d’accepter d’y planter l’aiguille (et puis des chaussons d’été façon moonboots, ça perd de son intérêt)

– « Ganser tout le tour avec du biais », c’est bien joli en théorie, mais c’est plus vite dit que fait : mon premier essai, sans filet, a lamentablement échoué. Alors il a fallu faire preuve d’un peu de patience – et dieu sait que ce n’est pas ma qualité première : bâtir d’abord soigneusement tout le tour, à petits points (en faisant particulièrement attention au niveau du talon), et piquer ensuite len-te-ment bien sur le bâti. Ca prend du temps, mais sans cela, dérapage assuré.

Ceci dit, le jeu en vaut largement la chandelle :

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Ca, c’est ma version …

Ce petit madras, mmm … délicieux !

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Chirurgie esthétique

Attention, la photo qui suit est d’une violence insoutenable :

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Voilà ce qui arrive quand on fait un accroc dans son sac (tout neuf, cela va sans dire, sinon c’est à peine drôle) et qu’on ne trouve rien de mieux que du patch autocollant – rouge qui plus est – pour réparer. Sans aller jusqu’à dire que le résultat de la réparation est encore pire que la déchirure elle-même, on n’en est pas loin (soit dit en passant, ces patches semblent être une vaste blague, parce que, pour en avoir utilisé à plusieurs reprises, ça ne tient pas du tout).

Ma première idée, pour camoufler le tout, a été de mettre une sorte de bijou de sac… Seulement c’est un peu moche, ça ne cache pas grand-chose, ça fait un bruit monstre et ça donne un vilain côté bling-bling à cette simple et douce besace qui n’avait pas mérité ça (d’ailleurs, pour la peine, je ne mets pas de photo, voilà).

Ma deuxième idée est inspirée par ce tutoriel qui indique comment faire des fleurs en tissu japonaises (ou fleurs « Kanzashi », si vous voulez briller en société). Hop, du tissu pour patchwork, une poignée de boutons décoratifs, un point de colle et voici le résultat :

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Bon, c’est pas encore demain que je concurrencerai « Nip/Tuck »…

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Après toutes ces émotions couturesques, il me fallait revenir à quelque chose de simple et de facile. Les bijoux home-made, ce n’est pas trop mon truc dans l’absolu, mais une fois de temps en temps ça amuse, et ça va vite.

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Voici donc un petit collier ras-du-cou faussement ancien, simplissime, avec juste quelques strass violets/parme pour rappeler une des mes couleurs préférées. J’ai hésité à l’enrichir, mais après l’avoir porté quelques jours en l’état, il s’avère être très bien comme ça. Double bonus : contrairement aux sautoirs, il s’accommode de presque toutes les encolures. Et tant pis si cette forme est passée de mode ! (Waouh, quelle rebelle …)

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Où il sera à nouveau question de la robe, mais plus de malédiction.

Car voyez-vous, la poisse, après s’est bien fendue la poire sur mon dos, a décidé de me laisser finir en paix ma robe. Et comme je suis pas la moitié d’un pitbull quand j’ai une idée en tête, j’en ai profité pour tout enchaîner d’un trait, ou presque :

– couper l’arrière (rappelez-vous, à l’épisode 1…)

– piquer les côtés

– faire l’ourlet du bas

– surfiler les côtés (vouiiiiiiiiiiiiii, parfaitement)

– poser le biais devant

– poser le biais arrière (qui se prolonge pour former les bretelles).

Arrivée là, j’ai tenté un essai  sur moi, tout à fait concluant : la copie tombe à peu près comme le modèle. J’ai décidé de ne pas fixer les bretelles à l’arrière mais de les nouer façon dos-nu, c’est plus joli : ça met en forme le haut, qui ne possède pas de pinces par ailleurs. Pour la même raison, je pense faire un petit pli creux devant à la main et le fixer avec un bouton assorti.  Sur le modèle, il y a un colifichet à cet endroit (que j’ai zappé), et je soupçonne qu’il cache une astuce de ce genre (que j’ai zappée aussi, par la force des choses).

Porté, cela donne ceci :

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(Désolée pour le manque de lumière, j’habite dans une grotte, et puis bon, hein, c’est pas non plus la nouvelle collec’ Chanel)

Voici un détail du haut :

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(Featuring le désormais célèbre biais continu, mais sans le pli creux qui viendra après)

Et le surfilage qui reste mon aspect préféré de cette robe (ne me demandez pas pourquoi,mais j’ai adoré le faire, c’est mon vilain petit canard à moi …) :

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… ou il ne sera question ni de robe, ni de malédiction.

Or donc, pendant que j’attends de pouvoir laver mon coupon (je vous rassure, d’ici que vous lisiez ce post, ce devrait être fait, à moins bien sûr que ma machine à laver tombe en rade, ce qui reste du domaine du possible), je ne reste pas inactive : sans peur et sans reproche, je décide de faire mon biais.

Parce que ce serait trop simple d’acheter du biais tout fait. Non, non, j’avais prévu un petit coupon de kitchissime tissu à fleu-fleurs (pas du Liberty, malheureuses, et puis quoi encore ?) pour en faire comme au bon vieux temps, quand La Droguerie n’existait pas.

Et pas n’importe comment, non : ce devait être du biais continu. Comme .

Au début, on prend un carré de 50 cm de côté.

A la fin, ça donne ça :

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(Si si, je vous assure, c’est une bande d’un seul tenant).

Entre temps,  pas mal de coutures, pas mal de dé-coutures, beaucoup de cheveux arrachés, quelques aspirines et du cogitage pendant des heures, à teneur garantie en langage de charretier. A côté, la fac de maths, c’est les doigts dans le nez.

Mais étonnament, malgré le potentiel de catastrophes que recelait cette technique, au final, les traits se sont rejoints sans trop de problème, et la bande est à peu près régulière. Qui plus est, grâce à ce petit instrument inventé par un génie injustement méconnu, c’est d’une simplicité biblique de la plier en biais prêt à utiliser :

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C’est trop facile, j’en perds mon latin.

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On dirait comme ça que je fais pas grand’chose de mon temps libre (trois rangs de point mousse, un sac niveau 0 et une jupe de traviole, mouais). Mais oh, c’est pas juste parce que je suis une feignasse, c’est aussi un peu la faute à la scoumoune.

Prenez, par exemple, cette robe à bretelles que j’essaie de mener à bien depuis un mois.
Du basique, encore et toujours : le modèle est fait en polyester cheap indescriptible, mais qui a l’avantage d’être 1/ non extensible et 2/ simplement coupée : une face avant, une face arrière, du biais ton sur ton pour faire les bretelles, et basta. Comme j’aime bien sa forme mais que la matière et la couleur me sortent par les yeux, j’ai décidé d’en faire une copie en coton noir. Soyons fous.

Première étape, donc, faire le patron. Et première erreur : je découpe entièrement les faces avant et arrière sur le papier, au lieu de ne décalquer que la moitié. L’air finaud, je reporte le patron sur le tissu, pour me rendre compte  – avant de couper le tissu, dieu merci – que j’ai donc des faces avant et arrière copieusement assymétriques, étant donné que je suis aussi douée pour décalquer un patron que pour couper du bois. Je réfléchis au problème pendant une semaine (le neurone est lent, que voulez-vous). Ma conclusion : retour à la case départ. Je divise les patrons papier en deux suivant la longueur, et je ne garde qu’une des deux moitiés pour chaque, celle qui semble correspondre le mieux à l’original.

Entre temps, pour ôter le premier tracé sur le tissu, je le passe à la machine à laver. Après tout, il faut TOUJOURS laver le tissu avant de le coudre, n’est-ce pas ? Le temps de faire une machine de linge foncé, et de le faire sécher, il se passe bien encore une semaine.
Sauf que, deuxième coup du sort : sans que je m’en rende compte, le tissu rétrécit au lavage (« pfff, normal, Rose, c’est du coton » … Ouais, bon).

Donc, deuxième étape : je plie soigneusement une partie du tissu le long du droit-fil pour décalquer la face avant, en poussant même le vice jusqu’à repasser la pliure pour qu’elle soit nette. Je re-trace, je vérifie que tout va bien, je coupe. Je plie alors le reste de la même manière pour décalquer la face arrière. Et là, katastrof : je n’ai pas assez de tissu. C’était déjà limite avant lavage et en prenant les consignes de droit-fil très à la légère, maintenant c’est juste plus possible, d’à peine cinq centimètres. Il faut que j’aille en ville en racheter, ce qui n’est pas faisable en semaine.

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(Pourtant, admirez la minutie extrême dans la pose des aiguilles …)

Troisième étape : le week-end arrive, je vais dans le magasin dans lequel j’ai trouvé le tissu au premier chef. Coup de chance, il en reste. En attendant qu’un vendeur se libère, je farfouille autour. Je trouve un tissu à fleurs qui sera parfait pour les bretelles. Et aussi, tiens, de quoi faire office de nappe de pique-nique rudimentaire. Le vendeur arrive, je demande mon tissu à fleurs, ma pseudo-nappe … et j’en oublie le tissu de la robe que j’étais venu chercher. Je m’en rends compte, bien sûr, après la fermeture dudit magasin (jusqu’au bout, hein, jusqu’au bout !).

Quatrième étape : le week-end suivant, ça y est, j’arrive enfin à avoir mon métrage de coton noir. Mais il faut que je le lave également, sinon au premier passage en machine, je vais avoir des surprises. Donc, là, telle que vous me voyez, je ne me tourne pas les pouces, non, je porte consciencieusement du noir tous les jours pour avoir assez de linge foncé et faire une machine. Et, un jour, peut-être, finir cette £$%! de robe.

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Bientôt, ce n’est plus seulement ma couture ratée que j’infligerai au monde entier, mais des kilomètres de mailles irrégulières et montées à l’envers !

(comme vous pouvez le voir sur la photo, en la matière, j’ai du potentiel).

MWAAAHAHAHAHAHA !!!

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