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Archive for août 2009

Les défis shopping fleurissent un peu partout (, par exemple, pour citer un blog que je lis régulièrement).  J’ai décidé d’y tremper un orteil prudent, en bon mouton que je suis… le côté achats n’est pas franchement le sujet ici (qui ça titillera de savoir que les dernières chaussures que j’ai achetées sont des tongs chez Monoprix, hein ? (*) ). Par contre, l’aspect que je trouve particulièrement intéressant est la réutilisation d’ « anciens » vêtements – tels quels ou avec modif.

Il se trouve que, justement, j’avais une petite robe en lin noir dans mes tiroirs :

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Diagnostic : teinte un peu passée, boutons en fausse corne claire pur PVC, forme distendue par les lavages et les portés (ça, vous ne le voyez pas, mais elle fait une à deux tailles de trop, et sur le lin ça ne pardonne pas), jupe évasée s’arrêtant sur le gras du mollet … Bref, c’est très décent, mais c’est pas très fun (peut-on être décent ET fun ? Zisse iz ze quouestionne, innedide). Or, il se trouve que j’aime beaucoup cette robe, étant donné qu’elle m’a valu quelques dragues d’anthologie aux caisses d’Auchan et de Castorama (**), au temps de sa prime jeunesse (et de la mienne).

Donc, première étape : on commence par supprimer les passants de ceinture, pour pouvoir, éventuellement, mettre une ceinture plus large et plus structurée à l’avenir.

Deuxième étape : on n’a peur de rien, hop, un coup de découd-vite (a.k.a le meilleur ami de la couturière du dimanche) et on supprime aussi les boutons. Pas de panique, on les remplacera par d’autres, mais un peu moins cheap que ceux-ci.

Troisième étape : on reteint la robe en noir. Première tentative de teinture maison, assez satisfaisante même si je trouve que le résultat n’est pas très résistant au repassage. Mais j’avais gardé la ceinture d’origine pour comparer, et  la teinte est indéniablement plus profonde (pour autant que du lin fin puisse avoir une teinte profonde).

Quatrième étape : on met enfin Roberta à contribution ! D’abord, en ajoutant deux boutonnières en haut du col, pour le fermer et éviter qu’il baille. Qui plus est, le look « sans manches – col montant » n’est peut-être pas très actuel, mais, égoïstement, il me va très bien…

Cinquième étape : des boutonnières sans bouton, ça sert pas à grand’chose. On s’en va donc dans sa mercerie préférée acheter une poignée de boutons noir et argent pour relever le tout. On fait juste attention qu’ils aient à peu près le même diamètre que les précédents, pour ne pas se retrouver régulièrement avec des boutons défaits (fun, peut-être, mais pas décent …)

Sixième étape : la plus délicate ! On remet Roberta à contribution pour réduire l’ampleur de la jupe, en partant de la taille. Pour celà, ou bien on est équipée et on prend les mesures sur un mannequin de couturière, ou bien on est à l’arrache (hum hum) et on devient son propre mannequin (Gisele, accroche-toi, j’arrive). Au passage, on raccourcit l’ourlet, parce que, bon, autant éviter l’ effet « Soeur Marie-Thérèse-les-gros-mollets ».

Le résultat, pour l’instant : une robe beaucoup seyante, mais d’une sobriété quasi monacale. C’est là qu’intervient un peu de créativité … Je suis dans une passage très paillettes, sequins et clous, donc je tente une première version :

Septième étape, première prise : armée de patience, je tente les épaules recouvertes de sequins argentées, pour imiter un modèle de chez Sandro. Le problème, c’est que : 1/ c’est vraiment très très long … et 2/ le résultat tenait plus de la veste de torero que de la petite robe rock’n’roll. Donc après avoir passé quelques heures à enfiler les paillettes, j’en ai passé une de plus à les défaire … Activité très pénélopienne (pas Cruz, l’autre).

J’avais décidé d’en rester là et de renoncer à l’inventivité, mais une photo du Marie-Claire Idées de Septembre (p. 41) m’a encouragée à persévérer. C’est ainsi que, dans une petite mercerie de hasard, j’ai trouvé pour trois francs six sous de quoi faire ma :

Septième étape, deuxième prise : plus de sequins, mais des clous à sertir, toujours sur les épaules. Et là, bingo, ça relève juste ce qui faut. Bien sûr, hors de question maintenant de laver la robe en machine, mais bon, c’est peu cher payer pour une nouvelle petite robe noire, pile de quoi finir l’été :

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(*) Je plaisante, bien sûr – je ne mets jamais de tongs, même à la plage. Non, pas de crocs non plus. En fait, je ne vais pas à la plage, point.

(**) Je sais faire rêver la lectrice, n’est-ce pas ?

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Ca fait longtemps que je n’ai rien posté, n’est-ce pas ? Non que je sois flemmarde (encore que), mais voyez-vous, j’ai fait une petite folie.

Conchita, ma brave et rustique Conchita, commençait à faire des bruits bizarres et à montrer ses limites. Aussi, au hasard de mes périgrinations, qui m’ont menée tout à fait par hasard dans un magasin de couture (« j’vous jure, monsieur l’agent, je m’baladais et paf, y’a un magasin de couture qui m’est rentré dedans »), je n’ai pas su résister aux doux yeux d’une belle machine au pedigree impeccable, une Allemande nommée Roberta (cherchez pas, c’était une Allemande de Majorque). Mais les choses étant ce qu’elles sont, je n’ai pas pu l’emporter sur-le-champ.

Pour patienter, j’ai coupé des patrons, préparé du tissu, tricoté, mais je n’ai rien cousu – pourquoi risquer d’avoir à défaire les points zig-zaguants de Conchita quand, quand quelque temps, j’allais avoir Roberta et ses coutures droites comme la justice ? Qui plus est, je ne suis pas sans coeur, et j’ai trouvé une bonne maison accueillante pour la petite Conchi, où on la ménagera comme il se doit. J’étais donc totalement machine-less ces derniers jours.

Mais à présent, eh bien, voilà, l’attente est terminée, Roberta est chez moi. Ca tombe bien, j’ai sous le coude un paquet de projets qui n’attendent plus qu’elle, et dans la tête encore plus d’idées. Dans les startings blocs, prêts à passer sous le pied-de-biche, il y a ça (en version top) :

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Et ça :

jupe_burda

Et me titillent aussi ceci :

robeburda1

et ceci :

robeburda2

et aussi :

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(au passage, mention spéciale pour le Burda du mois d’août dont sont tirés les quatre derniers modèles, c’est une réussite !!! Même si celui du mois de septembre, en comparaison, est d’autant plus décevant … ).

J’ai également comme l’envie de redonner une seconde jeunesse à une robe en lin un peu défraîchie (more news soon), et, si ça se passe comme prévu, de continuer sur ma lancée pour d’autres pièces. Enfin, j’ai le compte eBay qui me démange pour ce bouquin (parce que Roberta, en plus d’être belle et envoûtante, sait coudre le jersey et que ça serait dommage de l’en priver) :

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… plus quelques commandes, et les inévitables réparations (qui vont, comme d’habitude, attendre le dernier moment …).

Fini les vacances, braves gens, les affaires reprennent.

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Bon, c’est pas parce que j’achète religieusement Burda et Cosmo que je ne suis pas capable d’ouvrir un vrai livre, non mais.
Sauf que, dans mon sac à main, entre le portefeuille, la pochette à maquillage, la pochette à « tout le reste », le sac de course zécolo, le baladeur MP3, l’indispensable bloc-note/stylo, le téléphone, les clefs de la voiture, de la maison, de la résidence, de la porte pare-feu, les trois badges du boulot, et les sédiments divers et variés qui, au fil du temps, se déposent au fond, un livre de poche a une chance de survie d’à peu près 1 sur 1000 … Alors, j’ai eu cette idée lumineuse :

09_08_06_01

Fantastique, n’est-il pas ?

….

Oui, bon, d’accord, c’est moche. Pratique, mais moche (en plus, vous remarquerez que j’utilise du Sopalin – propre ! – en guise de marque-page, si c’est pas être une vraie recessionista, ça).
Et puis ça ne dure pas très longtemps – un mois plus tard, voici le résultat :

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(Quand je vous dit que c’est Koh-Lanta, mon sac à main).

L’autre solution, c’est de sortir sa vaillante petite Conchita, un joli bout de tissu, et de faire un étui à livres en deux coups de cuiller à pot – finalement rien d’autre qu’une pochette molletonnée de taille ad hoc, dûment nouée :

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Il ne reste plus qu’à en faire une collection complète pour s’adapter à tous les formats et à tous les sacs à mains !

*******

Pour celles que ça intéresse, le tuto est !

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Ca y est !

Tant bien que mal, j’ai enfin fini mon premier tricot, une écharpe au point mousse (what else?) bleu marine.

Le résultat, très doux (fil de coton), est extrêmement confortable, mais elle n’est pas sans rappeler un certain gilet dans le « Père Noël est une ordure », aussi sera réservée à l’usage domestique.

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A présent, j’hésite entre :
– tenter un « trendy châle », six mois après tout le monde, pour être parée quand l’automne arrivera. Avec un seul type de fil, parce que le mélange, je le sens moyen pour l’instant ;
– un grand col, cette fois-ci un an après tout le monde – mais j’aimerais apprendre à utiliser des aiguilles circulaires pour ça, histoire d’éviter une couture latérale disgracieuse ;
– une écharpe extra-longue en jersey, tout bêtement, pour apprendre ce point ;
– des mitaines, simples ou comme celles-ci.

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