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Archive for septembre 2009

The other new girl about town

Avoir une couturière expérimentée dans son entourage, ça a ses bons et ses mauvais côtés.

Le mauvais côté, c’est qu’on a l’air minable à côté. La moindre housse de coussin issue de ses mains a plus de gueule que tous les frous-frous sortis à grand’peine des nôtres. Et, quand on lui montre nos réalisations, on a bien conscience qu’elle voit TOUT : la fermeture éclair de guingois, les ourlets déviés, les plis involontaires … Mais comme dans mon cas, la couturière est charitable, elle ne dit rien (surtout, surtout, évitez les couturières expérimentées et désagréables. En fait, évitez même les gens désagréables qui connaissent une couturière expérimentée. Rien de tel pour vous gâcher le plaisir qu’une petite remarque méprisante à la : « Ouais, c’est pas mal … Ma belle-soeur, elle, elle a appris à coudre l’année dernière et là, elle vient de gagner un prix à la Fashion Week de Milan ». Oh yeah).

Les avantages font bien vite oublier ces quelques moments de honte :

– déjà, on peut tout lui demander. On peut lui parler des mérites comparés du fil de polyester vs fil de coton et des variantes exotiques de pied-de-biche sans qu’elle n’ouvre de grand yeux plein d’incompréhension en cherchant désespérément le numéro de « SOS Voisine folle » (les hommes, eux, ont toujours un sursaut d’intérêt quand je commence à parler de pieds-de-biche, jusqu’au moment où le malentendu se dissipe et où ils s’enfuient très très très loin en courant – ah, tous les mêmes). On récolte même quelques tuyaux précieux au passage, dans la catégorie « C’est évident, en fait, quand on le sait », ce qui permet d’apprendre, incidemment, que les fermetures éclairs (toujours elles, les friponnes) se cousent sur l’endroit, pas sur l’envers (je vous avais prévenu : c’est évident … quand on le sait).

– ensuite, on récupère parfois un attirail bien pratique dont elle ne se sert plus. C’est ainsi qu’une quatrième personne habite à présent mon coquet petit chez-moi : voici Sonia, le mannequin aux mensurations de rêve qui ne fait même pas semblant d’avoir une tête :

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Avant même de le régler et de l’utiliser, je trouve déjà qu’elle donne un côté chaleureux au décor très … personnalisé de la pièce.

Qui plus est, de tous les habitants de l’appartement, c’est certainement celle qui fait le moins de bruit (si on exclut les plantes vertes et les araignées).

Une qualité des plus appréciables.

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Pourquoi faire simple ?

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Voilà, j’ai fini mon premier vêtement issu d’un livre japonais !
Je ne pense pas me mettre à la couture nippone intensive, étant donné que je ne porte ni robe housse ou ni tunique large au quotidien, mais ce ouvrage, « Simple Chic », tranche au milieu des « Stylish Dress Book » et autres « Homemade wardrobe » par son côté structuré et élégant. Presque tous les modèles me parlent, simples et intemporels, à l’image de la petite robe noire de la couverture.

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Evidemment, la réalisation n’a pas été sans gaffes, vu que je n’avais pour me guider que les images, et ma maigrichonne expérience. Entre autres, il y a eu :
– les bords des lanières froncées qui ne sont repliés qu’une fois, au lieu de l’être deux fois pour cacher totalement les bords bruts. En même temps, c’est pas totalement ma faute : je suis un peu beaucoup myope, et il faut une loupe pour voir ce détail sur le schéma.
Résultat : ça s’effiloche un peu … mais quand je m’en suis rendue compte, il était trop tard pour y faire quoique ce soit. De toute manière, avec mes gros doigts d’empotée, je doute de pouvoir replier en deux une marge de couture de 0,5 cm.
– J’ai pris quelques libertés avec le col. Explication : pour couper le tissu, j’ai rapidement jeté un oeil au plan de coupe, ajouté les 1,5 cm de marge réglementaire partout, et hop, tracé, coupé. Sauf que, là encore, si on regarde bien, il ne faut pas ajouter de marge de couture aux emmanchures et au col, puisqu’on y pose un biais et donc qu’il n’y a pas d’ourlet à faire. Pour les manches, ce n’était pas bien grave, j’ai supprimé les marges d’un coup de ciseaux, ni vu ni connu, mais pour le col, j’avais déjà cousu le plastron tout en haut. Pas moyen de recouper le col à moins de défaire tout (ce qui ne m’enthousiasmait guère, étant donné le temps que ça m’avait pris …). Donc j’ai juste adapté le col, et, ma foi, je ne vois pas bien ce que ça change !
– j’ai monté la fermeture éclair à l’envers … bon, là, pas d’alternative : c’était uniquement une erreur d’étourderie et il a fallu tout défaire ! (feignasse comme je suis, j’ai quand même cogité quelques instants pour voir s’il n’y avait pas moyen de faire avec !)

Conclusion : puisqu’on ne dispose pas des explications, il faut vraiment scrupuleusement regarder les schémas et revérifier toutes les étapes! Sinon, excellente surprise, je n’ai pas eu à retoucher le patron, malgré mon format pas du tout japonais : les pinces sont correctes (un poil hautes peut-être, mais rien de grave), les emmanchures sont assez vastes et la taille 11 convenait tout à fait pour un 38 français. Je ne me prononce pas sur la longueur de la robe, étant donné que, de toute manière, je l’ai raccourcie.

Le résultat :

Sans titre 3Admirez la couleur toute en délicatesse et en discrétion …

Cependant, en réalisant minutieusement les fronces du plastron, je me suis souvenue d’une discussion où on m’avait fait la réflexion : « Tu as raison de vouloir apprendre à coudre, ça te coûtera moins cher en vêtements ! » D’une part, c’est mal me connaître, et d’autre part, je ne suis pas certaine que ce soit rigoureusement exact, même dans l’hypothèse où je stoppe tout shopping (gnnnnnnnnnnnn, quand je veux j’arrête, gnnnnnnnnnnnnnn).
D’une part, il y a le côté purement financier : il faut amortir la machine à coudre et acheter le tissu, les fournitures diverses, et les accessoires périphériques (du papier à patron jusqu’aux aiguilles). On n’arrive certes pas à un prix de revient digne des grandes enseignes parisiennes, mais, par exemple, en regard d’un vêtement de chez H&M, je ne suis pas sûre que ce soit avantageux (« la finition n’est pas la même », me répondrez-vous, mais souvenez-vous que je débute et que je ne suis pas très douée, donc, franchement, je doute que ce soit mieux fait. Bien sûr, j’espère qu’au fur et à mesure, je m’améliorerai, mais pour l’instant ça reste très souvent artisanal, surtout, précisément, au niveau des finitions).
D’autre part, et surtout, il y a le temps. Vous voyez ces fronces ? Elles m’ont pris, en tout, une journée entière. Le reste, dans sa totalité, en comptant le patronnage, m’a pris facilement deux jours(par « jour », j’entends une huitaine d’heures de travail, pas de manière continue, évidemment). Par curiosité, parce que je suis un peu nerd, j’ai fait un rapide calcul en me basant sur le SMIC horaire : ça donne entre 200 et 250 euros le top, fournitures comprises, sans compter l’amortissement de la machine et tout les petits détails du même genre. C’est cher payé pour un vêtement dont les finitions (entre autres) sont loin de valoir celles du prêt-à-porter.
Donc, si je faisais de la couture dans un but purement utilitaire, juste pour avoir des vêtements, ce serait donc certainement plus simple, et probablement meilleur marché aussi, de les acheter tout faits.

Oui, mais ce serait indubitablement moins drôle que de se lever à 8h un dimanche matin pour pouvoir passer quelques heures tranquillement, avec une bonne tasse de café, à faire et défaire une demie-douzaine de fois la même lanière à froncer qui refuse de se laisser piquer correctement (les autres ont eu la bonne grâce de passer plus facilement, dieu merci).

(Et la beauté de la chose, c’est qu’en théorie, au fil des réalisations, le résultat sera de plus en plus satisfaisant ET j’y passerai de moins en moins de temps !)

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