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Archive for octobre 2009

Comme l’éclair

Bon.
Je crois qu’entre les fermetures éclair et moi, c’est la guerre. Pourtant, ce n’est pas faute d’y avoir mis de la bonne volonté.

J’ai essayé suivant la méthode de ma prof de couture (piquer la fermeture éclair sur une couture fermée, puis ouvrir la couture), mais je bloque en haut, au niveau de la tirette, et je suis obligée de piquer au milieu des rubans, avec comme résultat une couture bien visible. C’est ce que je faisais jusqu’à présent, mais avec un résultat assez décevant – l’intérêt d’une fermeture invisible, c’est qu’elle soit, heu, invisible, on est d’accord.

J’ai essayé suivant la méthode de Burda, mais outre qu’elle est de toute évidence issue de l’allemand traduit via le bas-moldave (donc incompréhensible au commun des mortels, comme toutes les explications Burda), il faut un pied presseur particulier, un truc avec des bouts et des roulettes dans tous les sens que, c’est sûr, si tu lui demandes gentiment, il fait le café.

J’ai enfin essayé suivant une méthode trouvée dans un livre de référence pour la couture : sur couture ouverte, bâtir un ruban de la fermeture (ouverte) après l’autre et piquer avec la tirette en bas. Bon, en haut, j’arrive à piquer près des dents de la fermeture, du coup, mais le problème se déplace : je dévie toujours en bas, au niveau de la tirette. Sans compter les nombreuses ondulations de la piqûre elle-même, évidemment (vous croyiez peut-être que je m’étais transformée en couturière hors pair d’un coup de baquette magique ?). Ceci dit, il y a un net potentiel d’amélioration par rapport à la première solution, parce que je PEUX arrêter la couture avant la tirette (quitte à raccourcir la fente effective d’un centimètre ou deux) et, bien sûr, je PEUX apprendre à coudre droit. Un jour, peut-être.

Finalement, après avoir défait une bonne demi-douzaine de fois, la solution la plus satisfaisante que j’aie trouvé pour monter cette £$$%+ de fermeture sans y laisser ma santé mentale, c’est d’utiliser un fil bien ton sur ton, ce qui fait que les points zig-zaguants ne se voient pas (et dieu sait pourtant que le résultat est vilain, quand on met le nez dessus …). Mais bon, ne nous voilons pas la face : ça a marché parce que le tissu et le fil s’y prêtaient (tweed chiné et fil gris pile de la bonne couleur). Comment vais-je faire quand j’aurai un tissu uni et un fil pas tout à fait raccord ?

fermetureEclair

Hop, ni vi ni connu j’t’embrouille !

Je suppose qu’il ne me reste plus qu’à acheter une fermeture-test et de la monter et la démonter sur une chute de tissu jusqu’à ce que je sois capable de le faire les yeux fermés or die trying.

Et vous, avez-vous une technique miracle pour coudre les fermetures éclair de manière propre et esthétique ?

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Glacial

Ce mois passé, mon défi shopping s’est principalement concentré sur le problème épineux de résister au froid avec élégance.

Plusieurs situations peuvent être envisagées, avec des alternatives au sacro-saint cardigan (qu’on appelait gilet de mon temps, mais il paraît que c’est plus féshieune) :

– il fait beau mais il y a un petit vent.
Foulard1
– il fait frais et je me sens comme la réincarnation d’Ayrton Senna (RIP).

Foulard2

– il fait assez froid mais ma robe a des manches à la mords-moi-le-noeud.
Foulard3

– il fait très froid mais j’ai décidé de porter des manches courtes en décembre, un point c’est tout, je veux pas savoir si le gasoil a gelé dans la voiture.
Foulard4

– il fait très froid mais je suis une indécrottable suiveuse qui retrousse ses manches comme un pauvre mouton (également appelé « On est au XXIème siècle et ces fichus fabricants de manteaux n’arrivent toujours pas à sortir des manches assez longues pour mes bras de trois mètres de long, bande d’incapables »)
Foulard5

– je viens de déménager en Sibérie, fuck la mode et l’élégance, vive Décathlon
Foulard6

Je pense que toutes les bases sont couvertes.

PS : j’ai triché, certains de ces objets datent de l’année dernière (« Haaaaaaaaaaaaaaaaaannnnnnnnnnn ! »)

PPS : et mon écharpe en point mousse, direz-vous ? Et bien, figurez-vous qu’elle ne fait pas mauvaise figure, contrairement à ce que j’aurais cru. Soigneusement positionnée sous un manteau, elle rend même très bien. Suffit de pas ouvrir ledit manteau.

PPPS : un des objets ci-dessus a été acheté à New York, la nouvelle capitale de l’élégance. A votre avis, lequel ?

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Spassiba !

D’ordinaire, je ne suis pas adepte du cute, mais là, j’ai totalement craqué sur ces petites perles en forme de matriochkas en bois à l’air farouche (j’aime particulièrement le sourire enjôleur et les sourcils froncés !) :

matrioshka1_2

De quoi faire un porte-clef qui, lui, ne se perdra pas dans le sac à main from hell :

matrioshka2
(Oui, l’anneau, c’est une menotte. Vous pouvez y voir la signification que vous voulez !).

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Et pourtant, elle tourne !

De fait, l’arrivée de Sonia fut précédée par celle d’un petit ustensile d’une utilité injustement méconnue – l’arrondisseur de jupe, dont voici un magnifique exemplaire :

Sans titre 4

Avant d’expliquer à celles qui ne le sauraient pas ce que c’est qu’un arrondisseur de jupe, permettez-moi une légère digression (« gression! » – haha ! Oh, hé, ça va, je suis informaticienne dans la vraie vie, faire des blagues pourries fait presque partie de la convention collective).

Des années, que dis-je, des siècles, des millénaires durant, il a été admis par la gent masculine que les femmes n’avaient naturellement aucun talent pour les problématiques scientifiques et techniques. Pourtant, la démonstration du contraire se trouvait juste devant leur nez : car, voyez-vous, la couture est finalement en grande partie basée sur la résolution de problèmes des plus pointus, comme par exemple l’optimisation d’une surface place (plan de coupe) ou les géométries 2D-3D (patronnage), sans parler des axes de torsion et d’élongation d’un tissu, et de la chimie inhérente à la composition d’icelui. Et que dire, alors, de la technique du biais continu ? Et des drapés géniaux de Madeleine Vionnet ?

De même, la boîte à ouvrages de la plus amateur d’entre elles (moi, par exemple), est pleine d’outils d’une ingéniosité qui frôle l’inspiration divine.

L’arrondisseur de jupe en fait partie.

Grosso modo, il se compose d’une tige (A) et d’un bidule (B) de hauteur réglable sur ladite tige, relié à une poche de poudre de craie munie d’une pompe (C).
Admettons qu’on possède une jupe longue (comme la jupe-qui-brille, par exemple), et qu’on souhaite l’ourler a une hauteur uniforme (ben oui, tant qu’à faire). On place la jupe sur soi. On règle le bidule à la hauteur à laquelle on veut placer l’ourlet (disons 2 ou 3 cm au dessus du sol). Puis, avec la pompe, on projette la poudre de craie sur la jupe en tournant sur soi-même pour tracer un trait sur tout le pourtour du vêtement.
Il ne reste plus qu’à plier sur le trait et à piquer.

C’est beau comme du Léonard de Vinci.

La prochaine fois, je vous parlerai du découd-vite ou du plieur de biais.

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