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Archive for avril 2010

Figurez-vous que j’ai une petite tendance geek. Et quand je suis lancée dans un sujet, j’adore collecter une masse d’informations totalement inutiles.

En l’occurence, j’ai – l’espace d’un court instant – envisagé de me coudre un jean. Un jour, les fabricants découvriront qu’il y a un monde au-delà de la longueur 34 mais, en attendant, j’en suis réduite aux jeans avec ballerines. Passons, ce n’est pas le sujet.

Donc, à propos des jeans, j’ai collecté des tas d’infos, et en particulier la manière de couper la ceinture. Si vous souhaitez briller dans les dîners en ville, retenez bien ce qui suit. J’ai pas vérifié par moi-même (déjà que j’arrive pas à trouver des jeans assez longs, alors si en plus je chipote sur la découpe de la ceinture on s’en sortira jamais), mais mes sources sont les expertes de PatternReview et FashionIncubator, donc il y a lieu de les croire (et au passage, si vous lisez l’anglais, je conseille chaudement ces sites, en particulier le deuxième – il est à priori destinée aux designers/couturières pro, mais fourmille d’infos utiles nonobstant, la preuve ).

Il y aurait donc trois façon de couper les ceintures de jeans, en tout cas en partant du principe qu’on les coupe droites :

– En biais, c’est apparement courant pour les jeans féminins. Car, comme toute couturière le sait, c’est dans le biais que le tissu est le plus extensible … Donc le plus susceptible de suivre les … hum hum … courbes. Problème : du coup, la ceinture se détend. Genre, beaucoup. D’où la ceinture qui baille au bout de quelques heures.

– Parallèlement aux jambes, le long du droit-fil. A priori, c’est mieux pour la stabilité, puisque ce sens est le moins extensible. Sauf que … C’est aussi celui qui est le plus susceptible de rétrécir au lavage. Ce qui explique pourquoi, après quelques lavages, vos jeans raccourcissent (et accessoirement, pourquoi il ne faut pas les ourler tout de suite, pour les bienheureuses mortelles qui ont besoin de raccourcir les pantalons du commerce, gnnnnnnnnnnni) (pour éviter ça, après chaque lavage, tirez sur les jambes un bon coup et faites sécher votre jean pendu sur des cintres à pinces – pas de sèche-linge, bien sûr, ou alors rapidement, à froid, sur vêtement sec, pour faciliter le repassage). Sauf que, in fine, la ceinture est cousue perpendiculairement aux jambes. Donc elle risque de raccourcir … en largeur. Donc vous n’avez ni grandi, ni grossi, c’est juste le tissu qui vit sa vie.

– Enfin, la « meilleure » façon de faire est de couper la ceinture perpendiculairement au droit-fil, donc aux jambes du jean, ce qui garantit que tout rétrécira/s’agrandira au même rythme.

Après une rapide étude de cas sur le contenu de ma penderie, la plupart des jeans que j’ai ont des ceintures qui l’air de biais devant, et de droit fil derrière, donc difficile de conclure (ceinture en forme ?).

J’en ai juste trouvé un qui est coupé dans le « bon droit » fil, et qui effectivement ne bouge pas d’un pouce durant la journée – contrairement aux autres (et qui vient en plus de la seule marque à proposer des 36″ » de ma ville, youplaboum, et tant pis s’il a été  cousu au marteau-piqueur) :

En ratissant un peu plus large, j’ai aussi repéré un modèle dont la ceinture est coupé dans le « mauvais » droit-fil mais, malgré un interrogatoire aussi rusé que sournois, son occupant n’a jamais reconnu s’être senti plus engoncé dans son jean après le premier lavage.Mais j’ai quand même pu prendre une photo en flag’ :

Voilà, maintenant vous en savez autant que moi sur les ceintures de jeans, et je suis sûre que ça a illuminé votre journée !

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(Ce message vous est offert par l’Association des Couturières qui N’Ont Rien A Dire Même Si Elles Ont Pourtant Largement Le Temps De Coudre En Ce Moment).

(Et un préambule qui explique un peu pourquoi je n’ai rien à montrer : les patrons japonais c’est bien, sauf que c’est fait pour des japonaises.)

Rien de tel pour se remonter le moral qu’un petit Burda, même si je dois avouer que celui de ce mois-ci ne m’enthousiasme pas des masses. Comme souvent, les modèles que je préfère sont ceux des grandes tailles (note pour plus tard : forcer sur le chocolat). J’ai quand même repéré quelques petites choses qui iront rejoindre ma « boîte à faire » :

(Mais j’ai un doute sur l’effet des plis sur des hanches déjà bien présentes …)

(J’ai presque pile la même, c’est ma robe préférée pour l’été, et me voilà rassurée de voir que je pourrai la copier si besoin est).

(Le syndrôme Burda des motifs improbables a encore frappé – mais une robe droite à découpes princesses, dans un tissu qui pique un peu moins les yeux, moi vouloir !)

(Bon, là on zappe les manches papillon, hein, que même pas en rêve je porte des manches papillon non mais ho – Mais à part ça, je trouve qu’elle a du potentiel).

Encore trop de pantalons bizarres (en même temps, même les pantalons normaux, je ne m’y frotte pas, donc bon … ), et des trucs que j’oserai peut-être tenter dans dix ans, quand j’aurai appris à coudre droit …

Maintenant, reste à trouver (encore plus de temps) pour coudre tout ça, et c’est pas gagné …

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Un peu de romantisme

C’est toujours comme ça … Vous avez une pile à coudre longue comme le bras, avec un planning prévu dans les moindres détails et des priorités mieux organisées que la Garden Party présidentielle, et paf, au détour d’un vieux Burda, vous vous rendez compte qu’il vous FAUT cette blouse, là, tout de suite, maintenant.

Et puis ça tombe bien, vous venez pile d’acheter le tissu qui va bien, une sorte de batiste de coton blanc cassé ravissante (même si un poil pénible à repasser, coton oblige).

En plus, si c’est pas un signe, ça, une autre blogueuse l’a faite aussi.

Bref, c’est ainsi que vit le jour la blouse 108 du Burda de juin 2009.

Seule modif effectuée : je préférais les manches de la version robe, j’ai du mal avec les manches longues et je craignais que les poignets froncés fassent un peu trop Francis Lalanne sur mon gabarit de catcheuse. Donc exit les bracelets de manches, j’ai fini icelles avec un simple ourlet et je les porte repliées aux 3/4, tout comme sur la robe donc.

En vrai, je porte les deux manches à la même hauteur …

Cette blouse est un véritable bonheur quand on a la hanche un peu forte et pas vraiment de quoi distraire l’attention, en haut. Le blousant remplace le volume qui manque !

Une remarque cependant : en 38, l’encolure est juste un poil trop étroite pour mes épaules de rugbyman. Donc attention si vous êtes une petite chose délicate, ça risque d’être dix fois trop grand.

Et enfin, comme d’habitude, je me suis faite plaisir sur les finitions : coutures anglaises pour les côtés et les manches (avec marge de couture augmentée donc à 2 cm à ces endroits-là), et biais sur les emmanchures (au passage, j’ai découvert la pose du biais en deux temps, c’est absolument irréprochable !). Résultat :  pas un seul bord de couture visible ! C’est aussi bien car, comme vous l’aurez constater, le tissu est un poil transparent et le moindre truc pas trop propre se serait vu.

Je pense que cette  blouse va être rentabilisée … si j’arrive à faire partir les dernières traces de papier transfert – c’est la misère, ce truc, faites attention si vous avez du tissu fragile.

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