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Archive for août 2010

Voyez, j’ai une méthode pour les zips invisibles qui commence à être bien rôdée. Pas au point où je le fais les yeux fermés, mais au point où j’arrive à les monter en gardant mon rythme cardiaque en dessous des 200 et avoir un résultat potable..

Donc c’est avec un calme presque olympien (disons Mont-blanc-ien) que j’abordais le zip côté sur la jupe en cours.
Je bâtis, tralala, je pique, youpla, je tente un zippage/dézippage, RAS, tout se passe bien, pas de gondolage en vue.

Et j’essaie la chose.
Et c’est la catastrophe.

Y’a une bosse.

Pas une bosse au moment où la fente du zip se transforme en couture côté, non – ça, avec ma méthode ultra-blindée, ça ne m’arrive plus trop, et puis si c’est le cas, je sais d’où ça vient.

Non, j’avais une bosse au bout des rubans du zip. Après avoir été cousu, Monsieur le Zip de mes Deux continuait tout droit vers l’extérieur, tandis que le tissu voulait faire son boulot de tissu, c’est à dire tomber plus ou moins verticalement. Et coudre les rubans du zip sur les surplus de coutures n’avançait à rien : y’en avait toujours un bout qui rebiquait. Avec le surplus en charette, le cas échéant.

Oserai-je vous dire combien de fois j’ai décousu et recousu ce foutu zip ? Et toujours, au même bout des rubans, une bosse.

Ca m’a pris trois soirs et autant de nuit d’insomnie, cette histoire.

Et alors ?

Et bien, ce soir, j’ai racheté un zip (j’avais un peu charcuté le premier), j’ai tout décousu pour la 12ème fois, j’ai absolument tout bâti au millimètre près pour la 12ème fois, j’ai  piqué – pour la 12ème fois aussi …

Sauf que, là, c’est bon.

Parfois, franchement, c’est à se demander s’il n’y a pas un Dieu de la Couture qui se fout un peu de nous, là-haut.

(Morale de l’histoire : si vous n’arrivez pas à mater un zip malgré tous vos efforts, essayez avec un autre. On n’a jamais trop de zip, de toute manière).

(Faut voir le bon côté des choses, aussi : pour la première fois, la mercière m’a encaissé avec le sourire ! Je dois être adoubée « habituée » maintenant. Si ça se trouve, la prochaine fois elle ne grognera pas en me demandant ce qu’il me faut).

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See, I’ve this routine to insert invisible zips that works pretty well. Not to the point to me doing it with a hand tied in my back, but I can usually whip it up in an hour with my sanity intact, and it’s not looking overly bad.

So, I was feeling pretty confident when inserting the side zipper in my current project (a skirt). I baste, I stitch, I try to zip/unzip it in my lap, no pucker, no problem.

So I try it on.

Horror.

A bump.

Not a bump where the zipper seams join the side seams – with the method I use, I usually avoid that and, when it happens, I know how to deal with it.
No, where was a bump at the end of the zipper’s tail. It wanted to go sideways, while the fabric was pretty adamant that, being fabric, it should go down. I tried to stitch the tail to the SA, to no avail : the tail just took the SA with it and kept poking out.

I’m just not telling you how many times I ripped and stitched this f…antastic zipper. And always, at the end … the bump. Smaller, bigger, but still there.

So, what did I do ?

I ended trimming the other one within an inch of its life, and it finally was too short. I had to go and buy another one. So, with my brand new zipper, I re-did everything from scratch for the umpteenth time : baste seam closed, baste zipper flat, unbaste seam, open zipper, stitch.  Exactly as I did before, and as everyone told me to do.
And then ?

Nothing. Not even the shadow of the tiniest bump. The side seam is as flat as a Gisele Bundchen’s belly.

I guess there is a God of Sewing, somewhere up there, that is having a hell of a good laugh at me, right now.

(Conclusion : if you can’t get a zipper to behave no matter what you do, just try another one. Your mental health is worth 2 euros and a girl can’t have too many zippers anyway).

(On the bright side : I got a smile from the lady at the notion shop for the first time in a year !! Yeepee ! I guess I’m a regular now. Maybe next time she will ask me what I want without growling.)

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Ah … Parfois le karma sourit …

Sometimes, there is good sewing karma in the air …


– J’ai trouvé un (une ?) magnifique crêpe noir d’une souplesse incroyable, ainsi qu’une flanelle de laine grise de toute beauté, dans ma ville où on ne trouve jamais rien (bon, c’est faux, de toute évidence, vu mon stock de tissu grandissant !). J’ai également retrouvé dans mon stock un lainage tout fin, tout souple qui tombait à pic pour ce que je voulais faire, mais bon, là, ce n’est pas dû à la chance, mais plutôt à ma mémoire de poisson rouge. Soit dit en passant, coudre du lainage par 35°, c’est une expérience … unique. Mais comment pouvais-je deviner que l’été allait commencer fin août ?

I’ve found a wonderful black crepe with a terrific hand, and some beautiful grey wool flannel, in my fabric wasteland (well, of course it’s not really a wasteland, considering my ever-growing fabric stash). In said stash, by the way, I’ve found a smooth and soft wool blend which I had completely forgotten, and which was perfect for my current project. Of course, here it’s not luck, just really short-term memory ! And sewing wool blends during a heatwave is an experience by itself. But then, summer is not supposed to begin at the end of August, right ?


– Au même endroit où j’ai trouvé le crêpe, il y avait de la doublure tricot, de l’entoilage à coudre et de l’entoilage thermocollant tissé et tricot. Mieux, du thermocollant tricot couleur peau ! Bon, il n’est pas tout à fait assez souple à mon goût, mais l’intention est louable.

Where I’ve found the crepe fabric, I’ve found tricot lining, and interfacing, too ! I mean, real interfacing, not the non-woven stuff : swe-in, fusible woven and fusible tricot. Better, yet : nude-colored fusible tricot ! Well, it seems stiffer than I would like, but it’s a step in the right direction.


– Toujours dans ce même magasin, il y avait aussi du tricot double. Je n’en ai pas acheté, mais je dois vous avouer que l’envie a été très très forte.

In the same shop, there was black doubleknit. I didn’t bought it, but I was thisclose.


– Alors que je me lamente toujours sur le prix exhorbitant des patrons Vogue, j’ai mis la main sur un patron Donna Karan à ma taille, très soldé, qui est le portrait craché d’un mien pantalon de prêt-à-porter que je voulais copier depuis longtemps.

While I’m always whining about the price of Vogue patterns here, I’ve found a Donna Karan pattern, in my size, on sale. Bonus : it’s the copy of RTW pants I live in and would love to copy.

mit styling 80’s …

– J’ai reçu des échantillons de chez Biotissus, et c’est un bonheur pour les yeux et les doigts. Je sens que je vais me laisser tenter par leur batiste et leur satin de coton, l’été prochain (là,c’est trop tard, je me suis déjà mise en mode hiver). J’aime beaucoup leur denim aussi, mais je n’en porte que sous la forme de jean, donc ce serait un peu inutile.

I’ve ordered and received swatches from Biotissus, they’re gorgeous ! I’ll probably have a go at their batiste and coton satin, next summer (now, I’m in full « winter » mode !). Their denim is nice too, but I only wear denim as jeans, so don’t really need it.


– Je m’apprêtais à commander le modèle Chantilly de chez Colette Patterns sur le site américain, faisant fi des frais de port, quand j’ai appris que le magasin parisien Lil Weasel avait cette marque en stock. Et comme le monde est bien fait, je vais justement à Paris à la fin de l’année.

I was on the verge of ordering the Chantilly pattern on the « Colette patterns »  website, despite the shipping costs, when I learned that the Parisian shop « Lil Weasel » carries the brand ! And I just happen to go to Paris at the end of the year …

Et on parie combien que je ne prendrai pas que Chantilly,

mais aussi Sencha, Roiboos, Cinnamon …


– A Paris toujours, je suis tombée sur l’adresse d’un magasin où je pourrai enfin me procurer un tapis de découpe digne de ce nom, ainsi qu’une semelle en Téflon pour mon fer et un coussin de repassage. Le retour en train, avec mon tapis d’1m² sous le bras et une valise pleine de tissus en remorque, risque d’être épique, mais il faut savoir souffrir pour la cause.

In Paris, too, I’ve found, thanks to the Sewing Divas, the adress of a notion shop where I will be able to buy a cutting mat big enough for my taste, a Teflon sole for my iron and a tailor ham. I just don’t want to thing about the return trip, by railroad, with my huge mat under my arm and a suitcase full of fabric.


– J’ai trouvé de l’Eucalan en ligne ! Pour info, Eucalan est une lessive sans rincage pour les laines (et soies, me semble), qui paraît-il, fait merveille, tant sur le nettoyage que sur la conservation à long terme. A voir. Ce sont mes petits lainages qui vont être contents !

I’ve found Eucalan online ! Eucalan is a washing product for wools (and silks, I think) which, I’ve been told, is miraculous for washing as well as protecting the fabric. My little cardigans and wools will be so happy !


– Burda Septembre me plaît beaucoup, mention particulière pour :

The september issue ( :) ) of Burda is really a good surprise, especially :

Et vous, comment va votre karma couture ?

Now, how goes your sewing karma ?

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Ce genre de forme est out, mais ça me va et ça me plaît, donc tant pis … Anna Wintour peut bien venir me tirer les oreilles ! J’ai craqué sur ce top dès que je l’ai vu dans le magazine.

OK, this is not trendy anymore, but I like this, so … Anna Wintour can come and laugh at me ! I had a crush on this top the first time I saw it in the magazine.


C’est le modèle Burda 05-2010-104, dans une batiste de coton blanc cassé. Encore un tissu merveilleux, suffisament souple pour que les smocks tombent bien, mais avec de la tenue pour donner un air structuré. Limite je trouve ça plus joli que la mousseline préconisée. En plus ça se coud comme un rêve, ça se repasse bien, et c’est un bonheur à porter. Que demander de plus ?

It »s BWOF 05-2010-104, in an off-white coton batist. Simply wonderful, soft enough for the smocks to look good, and with body so that it has a clean look. I even think that it’s better than the chiffon they recommend ! Plus it sews so easily, it’s a dream to wear and it even irons well. Can you ask for more ?


J’ai utilisé la méthode du magazine pour les smocks : piquer au point zig-zag par dessus un fil élastique. J’étais dubitative, mais ça rend mieux que la méthode habituelle « fil élastique dans la bobine », je trouve. Et ma machine préfère aussi !

I used the magazine method for shirring : zip-zaging on a elastic thread. I was doubtful at first, but imho it actually looks better and neater than the usual method of putting elastic thread in the bobin. My machine likes it better, too !

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Après avoir photographié le patron sous toutes les coutures pour le FBA, il fallait bien que je vous montre le résultat, non ? Histoire d’avoir les preuves de ce que j’avance !
After having made so many pictures of the pattern for the FBA tutorial, I should show you the result, right ? Just in order to know whether this thing actually works :)

Plus grand’chose à voir avec le modèle d’origine (très joli, mais absolument pas adapté à ma carrure de déménageuse), avec des pinces sur les côtés, une ceinture, et rallongé de 15 cm. Ceci dit, la ceinture me donne l’air d’un gros pilier, et la longueur ne va guère qu’avec des jeans droits. Donc il est possible qu’à l’avenir, la ceinture disparaisse de ce top-là (bon sang, je le sais, pourtant, qu’il ne faut jamais que je porte de ceinture pile à la taille!), et que les modèles suivants soient ramenés à la longueur initiale.

Le tissu est génial, c’est un coton texturé rose de chez Toto, tout doux, tout souple, un bonheur à coudre ET à porter. Ses seuls inconvénients sont qu’il s’effiloche (bonjour les poipoils rose partout dans l’appart) et qu’il se froisse un peu trop facilement.

Nothing much left from the original pattern (cute, but not made for my linebacker build), with bust darts, a self-fabric belts and 15 cm (6″) longer. I may ditch the belt in the future, it’s not as flattering as I thought it would (Why did I put the belt loops at my real waist ? I KNOW it makes me look stumpy. Sheesh …) . And the length is OK for straight jeans, but otherwise I think I’ll go back to the original length.

The fabric is wonderful, a textured pink coton, soft and drapey, a joy to sew and to wear. Its only drawbacks are that it tends to ravel (my flat is covered with pink dust !) and it wrinkles rather easily.

Sinon, pas grand’chose à en dire. A part la couleur qui pique les yeux, c’est un top tout ce qu’il y a de plus banal. De fait, mon but n’était pas ici de faire un « 11 » comme-dans-le-livre, mais de mettre au point un patron réutilisable pour faire une multitude de ces petits tops dont je n’ai jamais assez, courts-sans manches-col V, pour mettre sous des vestes, des cardigans, etc … Mission accomplie ! Il me va bien et  j’ai une foule d’idées en tête pour mettre ce modèle en oeuvre !

Nothing much to say, indeed. The color is hard to miss, but otherwise it’s a very common top. Actually, that’s what I was looking for : a TNT top pattern to make plenty of little V-neck , short, sleeveless tank  tops to add a bit of interest under cardigans or blazer. It’s a hit – it fits me well and  I’ve already a lot of ideas featuring this model !

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(La phrase du titre est ce que m’a dit le vendeur du magasin de tissu quand je lui ai demandé un métrage de celui-ci. On ne sais jamais, j’aurais pu être daltonienne. Ou distraite !)

(The title is what the salesperson told me at the fabric shop when I asked specifically for a bit of this fabric. Maybe he thought I was colorblind. Or really absent-minded ?).

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Full English review on PatternReview

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Il paraît que l’asymétrique et le frou-frou est à la mode cette année …
Allons-y, donc :)

It appears that asymetrical necklines and ruffles are trendy this summer. Who am I to say no ?

C’est le modèle Burda 06-2010-120, en georgette de viscose plissée bleu marine/bleu pétrole. Comme vous pouvez vous en douter, pas le tissu le plus transcendant du monde (ni à coudre, ni à porter). Mais bon, ça a cet avantage sur le polyester que ça ne se remplit pas d’électricité statique au moindre mouvement.

Mais il a une légère odeur assez désagréable que je n’arrive pas à déloger complètement. J’ai essayé les lessives (main) répétées, le bicarbonate … la prochaine étape, c’est le vinaigre. J’espère que la viscose n’est pas chochotte :)

This is BWOF 05-2010-120, in a crinkled rayon georgette and a mysterious shade of deep teel/navy. Not the best looking  fabric in the world, I have to say. But its not staticky as poly, and that’s the most important, as I always seem to create a lot of static ! But it has a faint nasty smell I can’t put away completely. I tried washing repeatedly, baking soda … I’ll try vinegar, I hope the fabric is strong enough !

Je l’ai faite en taille 38, mais après j’ai du reprendre pas mal les côtés pour rester décente.

I cut size 38, my usual, but I had to take in the sides a lot, in order not to flash my bra with each movement !


Pas difficile, mais j’ai cafouillé pour l’ourlet et je le referai sans doute, il me gêne.

A very easy pattern, but I goofed up on my narrow hem, I’ll probably have to redo it …

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(La partie 1 c’est par là …)

Les choses sérieuses commencent !
L’exemple est ici le haut 11 du livre 1 des JCA. En l’occurence, il n’a aucune pince, et je vais en créer une au passage.

Déjà, on prend la bonne taille de patron. C’est-à-dire celle qui correspond à votre « carrure », et non à votre tour de poitrine. La carrure, j’avoue que c’est une notion encore un peu floue – Disons que, d’après ce que j’ai compris, ça correspond plus ou moins à la taille au dessus du buste.

De fait, la théorie préconise de mesurer son « buste haut », c’est à dire son tour de poitrine juste sous les bras, et d’utiliser cette valeur comme tour de buste pour choisir son patron à partir de la table des mesures – puis faire un FBA suivant la différence entre son bonnet et celui du patron (voir partie 1). A savoir, 1,25 cm (1/2″) par bonnet d’écart.

Moui.

Le problème, c’est bien sûr que les patrons japonais sont souvent très larges et que la table des mesures est irréaliste.

(Note : les patrons américains ont une table des mesures ET une table des dimensions du vêtement fini. Celle-ci est bien sûr bien plus efficace pour choisir, il suffit de retrancher l’aisance que l’on souhaite avoir).

Donc il faut expérimenter … Voici ma méthode en images.

1/ Je mesure grosso modo le patron, je choisis une taille, je décalque, je ferme avec des épingles la pince côté, s’il y en a une.

2/ Je met un t-shirt très ajusté (pour éviter les surépaisseurs) et j’épingle la pièce dessus pour juger. Si vous avez un mannequin de couturière bien à vos mesures, c’est évidemment plus simple de l’utiliser !

Suivant les livres, les modèles, ce n’est pas toujours la même taille qu’il faut choisir, mais j’ai noté qu’il me faut toujours plus ou moins un FBA de 3 cm à partir du patron d’origine. Après, ce n’est pas une science exacte, et je préfère avoir 1/2 cm en trop que pas assez … Et puis je débute sur la question, hein.

Bref, vous remarquerez peut-être (ou vous le remarqueriez si la photo n’était pas surexposée) que le papier « veut » faire une pince sur le côté, au niveau de mon doigt et le long du trait noir. Comme, pour l’instant, il n’y en a pas – de pince – et qu’il va falloir en créer une, je note où la pince virtuelle commence et où elle arrive. Tant qu’à faire, autant suivre la nature.

Attention, mettez vos sous-vêtements habituels, car ça peut changer pas mal de choses !
Si votre patron a déjà des pinces, regardez comment elles sont placées. Vérifiez qu’elles « pointent » vers l’apex, ici matérialisé par une croix (sans pour autant l’atteindre puisqu’une pince doit idéalement s’arrêter deux centimètres avant pour ne pas faire de bosse au bout).

Et si elles sont trop hautes / trop basses ? Le FBA va baisser un peu la pince, mais pas non plus démesurément. S’il y a besoin de plus, il me semble qu’il faut le faire après. Mais si quelqu’un a une opinion ferme et argumentée sur la question, je suis preneuse.

Bref, passons à l’étape suivante.

3/Je note sur mon t-shirt où se situe le milieu devant, et je mesure la différence. Ici, c’est 2,5 cm. Je prend une petite marge pour arriver à mon 3 cm habituel (le top n’a ni boutons ni zip, donc il va falloir le prévoir assez large pour pouvoir le passer par la tête !).

Donc voilà, vous avez votre pièce à votre taille partout-sauf-à-poitrine ET vous savez ce qu’il faut ajouter pour la mettre à votre taille-tout-court.

En avant !

Yeeeeeeeeeepeeee !

Ici, je montre UNE méthode, celle que j’utilise habituellement avec des résultats corrects pour l’instant. Il y en a d’autres, que je testerai sans doute au fur et à mesure … (histoire d’être moins bête).

4/ On commence par tracer trois traits à partir de l’apex (ou de la pointe de la pince si elle existe) :
– un qui passe pile au milieu de la pince (ou, dans le cas présent, qui suit la ligne de la future pince),
– un qui part vers l’emmanchure,
– un trait vertical qui rejoint l’ourlet.
Ici j’ai mis en évidence avec un trait épais pour la photo, mais il vaut mieux utiliser une pointe fine !

5/ Puis on coupe le long de ces traits de la manière suivante :
– trait vertical : coupé jusqu’à l’apex
– trait « pince »: coupé en laissant un chouia à l’apex (juste de quoi tenir)
– trait d’encolure : coupé en laissant un chouia à l’encolure (idem, juste de quoi tenir).

6/ Et là, on étale. En gardant le patron bien à plat, on ajoute la quantité voulue au niveau du trait vertical (ici, donc, 3 cm, voir la photo ci-dessus). Vous remarquerez que, pour rester bien plat et garder parallèles les deux « côtés » de la coupure verticale, il vous faudra élargir la pince ou, dans le cas présent, en créer une (logique, quand on y réfléchit).
Sur la photo suivante, le patron original est en blanc et, en rouge, c’est l’écart qu’on rajoute :

Il ne reste plus qu’à combler les trous (le rouge) avec du papier pour patron, à rectifier les coutures, etc … et c’est bon !

Dans mon livre de référence, ils précisent qu’on peut « écraser » les petites pinces pour les éliminer si on n’en veut pas, mais ici elle est trop large. Et je préfère un peu de structure, de toute manière.

Quelques petites choses à noter :

– Tout ce qui se trouve en dessous de l’apex sera plus large (dont la taille). C’est un des inconvénients du FBA, il peut être compensé en reprenant les coutures côtés en dessous de la pince, ajoutant d’autres pinces au niveau de la taille, ou avec des techniques plus élaborées. Perso, jusqu’ici, ça ne m’a jamais vraiment dérangé.

– si vous faites un gros FBA, la pince sera très large. Il peut alors être utile d’en créer une autre (verticale ou diagonale) pour distribuer le volume.

– toutes les dimensions à part la largeur sont conservées : emmanchures, côtés, encolure … Il vous faudra retracer les parementures si vous en avez, mais les manches et le dos s’emboiteront sans modifs.

–  le FBA baisse un peu la pince, comme je l’ai dit.

– il « creuse » également l’emmanchure.

– enfin, il rallonge le devant, ce qui est logique car il faut plus de tissu en largeur, mais aussi en hauteur, pour « couvrir » ! Et vous aurez une couture de taille bien horizontale, et non plus relevée sur le devant comme avant.

Voilà, à vous de jouer maintenant !

J’ai montré ici le FBA pour un haut classique type corsage avec pince côté, mais il existe beaucoup de manières de le faire suivant les modèles, les types de manches, les découpes … Tous suivant le même principe : ajouter du volume juste là où c’est nécessaire. Ma bible, pour le moment, c’est ça – ne vous laissez pas décourager par la couverture très … personnalisée :

Je ne crois pas qu’il soit traduit en français, hélas …

Bien sûr, on peut faire exactement l’inverse pour diminuer l’aisance à la poitrine (SBA ou « Small Bust Alteration »).

Et maintenant?

Epinglez votre nouvelle pince fermée sur le patron papier. Réessayez-le comme aux étapes 1-2-3, pour vérifier.

Bon, encore une fois ce n’est pas une science exacte. Ca n’est absolument pas une garantie que tout tombera nickel du premier coup, mais c’est un pas en avant !

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FBA, partie 1

I didn’t translate this post because resources on FBA are already aplenty in the English-speaking WWW ! My favorite : Debbie Cook’s. And PatternReview, of course !

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FBA = « Full Bust Alteration », ou, à peu près : altération pour buste large.

Remarque préliminaire : dans tout ce qui suit, je suppose que le vêtement est un minimum ajusté, c’est-à-dire qu’il comporte, par exemple, des pinces. Pour les vêtements amples, les tuniques larges, froncées, etc, le problème ne se pose pas forcément, ou en tout cas pas dans ces termes.

Si je ne devais choisir qu’une chose que j’ai découverte sur PatternReview, c’est le FBA. Au début, je n’ai pas fait trop attention (« full bust ? »  Haha!), mais au détour d’une conversation je me suis rendue compte que, bon sang mais c’est bien sûr, c’était ce qui me fallait depuis le début.

Le nom est parfois trompeur, c’est pas (que) pour les Scarlet Johanssen …


Le FBA, qu’est-ce que c’est ?

Prenons d’abord un exemple entre Madame A et Madame B. Elles font toutes les deux, disons, 95 cm de tout de poitrine. Mais Madame A fait un bonnet B, et madame B fait un bonnet D. En conclusion, on peut déduire que Madame B a probablement des épaules et un dos plus petits que madame A. Si elles choisissent la taille de leur patron au vu de leur mètre de couturière, vous comprendrez bien que le vêtement ne tombera pas de la même manière sur l’une que sur l’autre !
Parce que la mesure du tour de poitrne ne mesure … eh bien, que le TP. Absolument pas le reste de la carrure. Le FBA est une modification du patron qui permet de garder les dimensions épaules/haut/emmanchures en n’ajoutant de l’espace QUE là où il faut (enfin, presque, comme vous allez le voir).

Est-ce que j’ai besoin d’un FBA ?

Bon, déjà, parlons chiffres (ou lettres, en l’occurence).
Les patrons, comme les vêtements, sont configurés sur une morphologie-type, qui peut changer avec les marques. Combien de fois vous cousez une robe avec le bas dans une taille et le haut dans une autre ? Combien de fois vous êtes-vous lamentées que ce pantalon est nickel aux hanches et trop large à la taille (ou inversement) ? Voilà, c’est parce que les vêtements de cette marque sont fait avec des rapports de dimensions taille/hanche et haut/bas donnés pour chaque taille, point barre.

C’est pareil pour la poitrine. Indépendamment des mesures, les patrons sont dimensionnés pour une taille de bonnet, c’est-à-dire grosso modo une différence poitrine/dos donnée.
En règle générale :
-les patrons américains sont dimensionnés en B.
-les patrons Burda, je crois, en C.
-les patrons japonais, ben … en taille japonaise, no comment.
Mais attention, c’est pas parce que votre taille de bonnet correspond à celle du patron que c’est tout gagné ! En effet, la morphologie, la largeur d’épaules, etc …  peut entrer en compte, ou la manière dont vous vous tenez, les sous-vêtements que vous portez, etc …

Par exemple, je n’ai en théorie pas besoin d’un FBA, mais concrètement il faut que j’en fasse un car j’ai une cage thoracique très large par rapport au reste.

Bref, si vous ne correspondez pas, que faire ? La solution de base, comme en prêt-à-porter, est de prendre une taille au-dessus. Oui, mais voilà … un chemisier une taille au dessus, il est plus large à la poitrine, effectivement, mais partout ailleurs aussi ! Bonjour les épaules qui tombent, les côtés qui baillent, l’encolure qui gondole …

Bref, on sait qu’on a besoin d’un FBA quand :
– quand un vêtement vous va partout mais qu’il est juste trop juste à la poitrine (ça tire et ça fait des plis qui semblent « rayonner » de la poitrine) : vous avez pris la bonne taille globalement mais il faut ajouter du volume au buste

– quand un vêtement vous va à la poitrine mais qu’il est trop grand aux épaules (les coutures d’épaules du vêtement tombent ou bien sont plusieurs cm plus haut que vos propres épaules), aux emmanchures ( = côtés qui baillent) et/ou à l’encolure ( = encolure qui baille également, qui glisse …) : il faut prendre au moins une taille au-dessous et partir de là.
Perso, ce qui m’a mis la puce à l’oreille, ce sont les emmanchures qui baillent sys-té-ma-ti-que-ment, exemple flagrant qui vient de la toile de la robe Paris-Buenos Aires.

Ca m’arrive parfois en prêt-à-porter, soit dit en passant, quoique de manière moins spectaculaire.

Pour en revenir aux patrons japonais, ils sont taillés pour une morphologie telle que, pour pouvoir rentrer dedans, il vous faudrait parfois prendre deux tailles de patron au dessus. Vous imaginez le carnage ?

Sans compter que, ben, dans un cas comme dans l’autre (haut trop large ou poitrine écrasée), c’est pas ce qu’il y a de plus flatteur.

Et maintenant, on fait quoi ?

Eh bien on attend ce week-end, où je posterai un exemple de FBA mit photos sur un haut jap que je suis en train de faire !

(Quel teasing :) )

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