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Archive for octobre 2010

Petit devoir de logique : si le premier essai est un échec, et que le second est un semi-échec, que sera le troisième essai ? 

Ou bien vous êtes optimistes, et vous dites que ça ne peut qu’être une réussite – c’est-à-dire que vous envisagez la progression comme une suite arithmétique : échec, semi-échec, réussite (et ensuite : réussite absolue, perfection ultime, sublimation du patron, « Lagerfeld m’appelle pour avoir des tuyaux », etc …)

Ou bien vous êtes pessimistes, et vous dites que ce sera un quart-d’échec (oui, parce que vous êtes pessimistes, c’est un quart-d’échec et pas un trois-quart de réussite, n’est-ce pas ? Toute ressemblance avec votre servitrice est bien entendu fortuite). Vous envisagez alors la progression comme une suite géométrique : échec, demi-échec, quart d’échec, huitième d’échec, etc, jusqu’à choui-ème d’échec, également appelé « j’y étais presque, gniiiiiiiiiiiiiiiii, b****** de m***** ». 

Bon, en fait, si vous êtes vraiment pessimistes, vous considérez que vos efforts sont vains quoiqu’il arrive et vous allez sur Esprit.com acheter un pantalon en longueur 36. Là aussi, toute ressemblance, etc etc.

(Bon, ça y est, entre la logique et Esprit, j’ai perdu les deux-tiers de mes lectrices, ah zut …)

Bref, voici mon troisième et quart-d’échec pantalon :

Modèle Burda Facile été 2009 déjà vu ici (quoique nettement mieux réussi chez la talentueuse Noueuse, évidemment).Sans revers, mais avec braguette, poches italiennes et faux-rabats à l’arrière. La totale, quoi, manquaient plus que les poches passepoilées pour que ce soit la Fête du fut’.

Le tissu est chiné-légèrement rayé, et les rayures ne se raccordent pas à l’arrière. Ca m’a rendue folle, jusqu’au moment où j’ai analysé un de mes pantalons préférés du commerce, dans un tissu franchement rayé lui, et constaté que ça ne se raccordait pas non plus et ça ne me perturbait pas. Comme quoi, je suis beaucoup plus exigeante avec mes bébés qu’avec le tout-venant Zara …

Par contre, je vous ai fait un de ces raccords de couture en free-fly à la fourche, Dieu était avec moi, c’est pas possible autrement.

Pourquoi quart-d’échec ? Et bien, d’une part, le zip et, de manière générale, la finition de la ceinture milieu devant ne  sont pas à la hauteur de mes attentes. Bizarrement, pour la toile, je l’ai réussi les yeux fermés avec une main attachée dans le dos, et, là, ben, bof. 

Mais surtout :

Eh ouais. C’est ce qui arrive quand on achète une surjeteuse et qu’on se lance dans le surfilage avec plus d’enthousiasme que de bon sens.
Oui, vous avez bien entendu, maintenant, à Thulé, on coud et on surjette comme des vrais (mais on rase toujours pas gratis).

L’accroc fait la taille d’un pouce et est placé 10 cm au dessus du genou, près de la couture interne. Autrement dit, il n’est pas flagrant. Peut-être que je finirai par tailler dans le lard et en faire un short. Peut-être que je vivrai avec, parce que quand même, il me fait le cuissot fin, ce pantalon, en toute modestie.
Quoiqu’il en soit, cette histoire a vraiment démythifié les fut’ ! Il aura sans doute un petit frère en été, à moins que je ne trouve un patron mieux taillé entre-temps (c’est à dire qui ne baille pas à l’arrière, gniiiiii).

****************

PS : il me reste un bout de ce tissu, quelque chose comme 40 x 140 cm d’un bloc, plus des bouts qui dépassent, et je ne vois pas trop ce que je pourrais en faire. La place, chez moi, est comptée, surtout depuis l’arrivée de la surjeteuse, et ce serait dommage de jeter, donc, dans l’esprit récup’, si ça intéresse quelqu’un, je le donne de bon coeur (sans frais de port, mais faudra pas être pressée).
C’est du polyester-viscose-élasthane, de mémoire, plus lourd qu’un tissu « tailleur » polyester classique, mais plus souple d’une toile, un petit  peu extensible en largeur.

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Koikisspass ?

Ouais, je sais, vu comme ça on dirait que je glandouille sec en ce moment. C’est quand même pas totalement vrai.

Déjà, y’a une révolution qui se profile dans mon moi couturesque profond. Et il faut que je me prépare psychologiquement. More news soon

Ensuite, il fait -12° chez moi rapport à ce que le syndic n’a pas remarqué qu’on était en hiver (Paf, de 20° à 5 en l’espace de deux jours, prends-ça dans ta face). Et coudre avec des moufles, c’est pas hyper-pratique.

 

Mais c’est pas pour autant que je ne fais rien, hein, c’est juste que, comme tous les grands artistes, je trime jour et nuit dans l’ombre pour pouvoir, un jour, vous apparaître en pleine gloire dans toute l’étendue de mon glamour (ça aussi, c’est dur avec des moufles).

Déjà, je suis allée honorer de ma présence le salon des loisirs créatifs de ma ville. Ce qui m’a donné l’occasion de suivre un atelier sur le biais et le passepoil fort instructif, qui m’a permis de mieux comprendre ces deux bêtes étranges (le biais, un coup ça marchait, un coup ça marchait pas – quant au passepoil, on était fâchés lui et moi).  Côté shopping tissus, j’ai été déçue, puisqu’il n’y avait que du patchwork, ou presque. Mais il y avait de quoi se remplir les yeux, tout de même.

Cependant, rassurez-vous,  j’ai quand même trouvé de quoi renflouer ma malle aux trésors – depuis quelques temps, j’étais un peu déçue par Toto, et là, paf, ils ont dû m’entendre puisque j’y ai trouvé une gabardine en laine mélangée du tonnerre, un lainage marine fin avec une face mate et une face satinée splendide et une popeline kaki pour qui ch’ai déchà oune plane machiavélique, ach ach ach ! Et au passage, je suis tombée sur une vendeuse aimable et compétente, avec qui j’ai eu une conversation à coeur ouvert sur Zara et les vertus de la couture à domicile (en résumé : Zara c’est pourri et en plus ça coûte un rein).

Et puis, avec l’arrivée de l’hiver, j’ai sorti du congélateur (on ne rigole pas) mon tricot en cours – et pas près d’être terminé. C’est, comment dire … pas gagné-gagné. Je crois que je garderai un voile pudique sur cet aspect de mes compétence pas totalement à la hauteur de mon génie.

 

J’espère que tout avance bien chez vous aussi !

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Parce qu’on ne sait jamais quand on sera invitée à boulotter des Ferrero chez l’ambassadeur, une petite robe noire se doit d’avoir sa place dans la penderie. Indépendamment du fait qu’il y en a déjà une demie-douzaine. Parce que, bon, imaginez que je sois invitée une demie-douzaine de fois, il faudrait quand même pas que je me ramène avec la même tenue à chaque fois, mmmm ?

Je dis toujours, on n’est jamais trop préparée (Sauf pour faire de la rando. Je ne vous raconte pas combien de fois ça m’a sauvé la vie, de ne pas avoir de pantalon beige.  « Ah ben zut, non, j’ai pas la tenue qu’il faut, je ne pourrai pas venir patauger pendant trois semaines au fin fond des Causses sous la tente. Quel dommage, je m’en faisais une telle joie »).

Bref, pour la 7ème invitation, je suis désormais parée, grâce à Vogue 8409.

Je n’ai pas fait de modif importante, à part la suppression des manches, l’extension de la couture épaule subséquente (l’emmanchure toute nue étant alors bien trop verticale à mon goût) et une doublure intégrale. Je dois vous avouer que ladite doublure m’a demandé quelques heures de cogitation vu la construction du haut – je ne vais pas vous la détailler ici, ce serait fastidieux, mais si quelqu’un est intéressé je peux évidemment l’expliciter par mail.

Et parce que je suis quand même super fière de moi, une petite photo de l’envers (il est tellement bien fait que j’ai du mal à le distinguer de l’endroit, c’est dire !) :

Le tissu est une sorte de coton crêpé, assez mou et extensible (même s’il n’y a pas d’élasthane, à priori),  donc la doublure était inévitable, d’une part pour éviter les transparences, et d’autre part pour maintenir le tout et lui donner de la tenue. J’ai utilisé du voile de coton noir également, il rend le tout très agréable à porter.

Je suis tout à fait ravie de ma LBD – et en attendant la prochaine surprise party, je peux aussi la porter pour aller acheter des patates au marché, c’est top.

Allez, je vous laisse, mon majordome m’appelle.

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