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Archive for janvier 2011

Après la blouse et ses déboires, il me fallait du rapide, du quick and dirty. J’ai donc sorti mon seul et unique Patrones (le numéro spécial « Fiestas » de 2010) et mon seul et unique coupon de jersey. Oui, vous avez bien lu, vous allez voir mon premier vêtement en jersey ! Youpi ! Comme une grande !

‘fin bref.

La version espagnole, étant prévue pour les fiestas inolvidables, est une robe à encolure bénitier formé d’une couche normale et d’une surcouche à paillettes ( élégance et distinction en toute circonstance …). Comme je suis pas une sardine, n’est-ce pas la Noueuse, et que je voulais du tout-de-suite-maintenant, j’ai fait la version 0.0-feignasse : une seule couche, finitions à l’arrache (surjet-repli-surpiqûre, c’est mochissime mais tant pis). J’ai même pas stabilisé l’encolure ni l’emmanchure, mais comme mon tissu n’est pas très extensible et que j’ai tout surpiqué au point droit qui, logiquement, ne bouge pas, je pense que ça devrait aller. Au pire, j’ai trouvé une source d’élastique transparent, je referai ça dans les règles de l’art. Un jour. Peut-être. On verra.

A part l’ourlet. Je suis hyper-fière de mon ourlet qu’on dirait fait par une recouvreuse, le tout sans aiguille double.

Pour les instructions, on oublie, mon Espagnol se limitant à « Holà, que tal », « Una cerveza por favor » et « El camino del vuelta bibir ». Et donc, maintenant, « Fiestas inolvidables ». Ca va rendre les conversations diablement piquantes, je le sens.

Je me suis dit que j’allais tailler grand, pour être sûre, et finalement le 44 est bon en bas (Arggggggggggggggggg ! Rendez-moi Burda !). Par contre, j’aurais largement pu utiliser un 40 en haut. Au moins, je sais exactement où sont passés les chocolats de Noël.

Du coup, le tout fait un peu sac à l’état naturel, mais c’est franchement pas vilain avec une ceinture.

Je cherche encore à comprendre la logique qui se cache derrière les balances de couleurs de mon appareil photo … Pis désolée pour les genoux en dedans, c’est vraiment pas fait exprès, c’est ce qui arrive à force de se tortiller en attendant que le retardateur veuille bien fonctionner. Ne vous plaigniez pas, je vous ai épargné la photo « ah m**** y’a le plafonnier qui me dégringole dessus » à laquelle j’ai droit à chaque fois (ce lustre a un sens de l’a-propos qui me laisse pantoise).

Bref, pour en revenir à nos moutons, je commence à bien cerner l’intérêt de coudre du jersey … Une robe portable en un après-midi, je n’en revenais pas moi-même !

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La voilà, donc. La blouse (oups, j’ai failli écrire « la bouse », lapsus révélateur) qui m’a donné tant de mal.

Elle a l’air jolie, innocente, comme ça, mais je vous y trompez pas, c’est une petite vicieuse.. Elle est bourrée de mini-détails qui demandent du doigté, alors que mon gros point faible, c’est justement une dextérité et une patience proches de celles d’un rhinocéros sous Guronzan. Je peux vous monter une fermeture invisible sans les mains, mais demandez moi de fendre une couture et de piquer au ras sans faire un carnage, et j’y passe la journée.
Donc la finition de manche au biais, arg … La pose du plastron en deux temps avec le ptit bout à aligner au millimètre , misère … Le bout du col droit à finir au carré, funérailles … (d’ailleurs, c’est toujours pas nickel, mais ça fera l’affaire).

Le tissu est un coton un peu bizarre acheté chez BabieLato à Berlin. Magasin 0% polyester que je conseille chaudement –  pour les non-germanophones, sachez que  la vendeuse ne parle pas plus anglais que le site Internet , mais elle est gentille comme tout.

Pour en revenir à mon tissu, c’est à l’origine une sorte de voilage très lisse, un peu satiné mais surtout très très fin, très très transparent et au tissage clairsemé. Une splendeur à toucher et à porter, mais pénible à coudre : il s’effiloche au moindre contact et les coutures froncent systématiquement, même avec une aiguille fine et une tension ad hoc. C’est un peu mieux après pressage, mais il faudra vivre avec.  Quant à l’ourlet façon chemise … un grand moment de solitude – tant pis, ne regardez pas de trop près.

Ceci dit, je plaide la démence temporaire parce que j’ai un bouquin de référence pour ce genre de problème, mais je n’ai eu l’idée de le consulter qu’APRES avoir mis la touche finale à la chose (et la conclusion est que j’aurais dû utiliser des aiguilles Microtex *soupir* ).

Je pensais que le modèle taillait très ample, et j’ai donc rajouté 10 cm en longueur pour en faire une tunique … Hélas, je suis un poil serrée aux entournures dans mon 38 usuel, et il n’y avait juste pas moyen que la chose passe les hanches. Donc exit les 10 cm (ça devient une habitude). « Heureusement », au premier essayage, le haut de la fente devant a lâché – j’ai pu sécuriser le reste in extremis, et ça me donne l’espace supplémentaire qui me manquait. De toute façon, il était inenvisageable de porter cette petite chose sans sous-couche.

Heureusement qu’elle est pour les beaux jours, parce que là, je peux plus la voir en peinture.

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Chères amies, j’ai fait une grossière erreur.

 

Je suis allée faire les soldes. Première fois depuis des mois que je mettais les pieds dans un magasin.

 

Non, je n’ai pas eu à me battre avec des hordes de modasses surexcitées (l’avantage, quand on fait 2m de haut sur 1m de large, c’est que les gens sont tout de suite ‘achement moins motivés pour vous chercher des poux, surtout que j’ai pas franchement la tête de Soeur Sourire même dans mes bons jours, ‘voyez. Et là c’était pas un bon jour).

Au contraire, j’ai trouvé un fort joli pantalon boyish noir, en laine mélangé, avec des finitions tellement belles que limite je le porterais bien à l’envers. Chez l’Espagnol, pourun prix carrément abordable. Bon, il n’était pas en solde, c’est vrai. Et il est trop court, mais ça tombe bien, c’est justement un pantalon qui se porte court.
Et là, je suis revenue m’atteler à ma blouse Burda (niveau : « doigts dans le nez », ce que les Pattern-Review-euses confirment), sur laquelle je trime comme un forçat depuis deux semaines et qui ressemble chaque jour un peu plus à une serpillère. Et sur le seyant final de laquelle je me pose pas mal de questions. Et voilà donc la question qui tue : « mais pourquoi je m’em**** à coudre, déjà? »

Parce que, soyons francs, ce que je veux, moi, au final, c’est des vêtements. Jolis.

Et ce que je ponds, c’est certes des vêtements, mais pas franchement jolis, ou en tout cas pas à la hauteur de la moindre frusque H&M-esque bâclée (oui, je sais, vous allez me dire que si, ils sont jolis, mes bébés, mais croyez-moi, le home-made on le repère à trois kilomètres dans ma garde-robe – et pourtant je ne m’habille pas en grand luxe).

Bref, pourquoi je couds ? J’ai pas de problème particulier pour m’habiller (à part les fut’, là oui, y’a une logique), j’ai des goûts totalement mainstream donc pas envie de me démarquer à tous prix, et j’ai pas des goûts particulièrement hors de portée non plus.

J’ai essayé de me dire que, forcément, ça viendra, que c’est en cousant de la daube que je finirai par faire du pas mal. Que les défauts, y’a que moi qui les voit. Que c’est pour le plaisir.

N’empêche, je suis à deux doigts de coller ma MAC sur le « Bon coin », là.

Help !

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