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Archive for mars 2011

Pour la petite histoire, ce tissu, un coton natté marine poids moyen, a failli passer à la trappe un nombre incalculable de fois, persuadée que j’étais qu’il ne conviendrait jamais à rien. Et puis tadam, Burda propose cette robe dans son numéro de février, un modèle informe-mais-structuré comme j’aime, en natté justement !

Le karma, sans doute.

Moralité : gardez précieusement vos coupons, même les plus improbables, on ne sait jamais quand l’inspiration frappera !

Enfin bref, assez parlé.

Très facile à faire – à part peut-être le montage des manches, mais il est expliqué dans le « workshop » du mois et puis ce n’est pas non plus la mort.

Je l’aime, tout simplement. Ce sera ma Fat Day Dress d’été :)



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Il y a quelques temps, j’ai sauvé d’un sort affreux un paquet de patrons fin XIXème … Certains avaient déjà servi de goûter à des souris, mais l’ensemble reste lisible.

Il s’agit de patrons détachables issus du journal « Salon de la mode ». L’ancêtre de notre ami allemand, sans aucun doute ! Reste à savoir si les lectrices l’attendaient avec autant d’impatience que j’attends ma dose mensuelle de couturomanie ! C’est vrai quoi, rien ne vaut un collet-mantille homemade ou une robe à faux-cul DIY.

 

Sur l’envers, il y a même des modèles de dentelles et de broderie car Madame la fashionista de 1850 est également une artiste accomplie.

 

Je ne sais pas trop quoi en faire, à part peut-être en encadrer un ou deux. Des idées ??

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Un jean, c’est un tissu particulier, c’est un montage particulier, c’est des rivets et des boutons métalliques, mais surtout c’est des surpiqûres à gogo ! Et au final, c’est bien ça qui est le plus compliqué quand on ne possède qu’une machine domestique standard.

Le fil de surpiqûre (vendu ici sous le nom de « cordonnet », disponible chez Gütermann, Coats ou Laser) :

J’ai commencé avec cela.

L’avantage : c’est le vrai, le true, le fil qu’utilise le cow-boy Marlboro quand il répare son 501 (ou presque).

L’inconvénient : le cow-boy Marlboro, il coud pas avec une Toyota de chez Carrefour. C’est un peu la loterie quand on utilise ce type de fil très épais sur une machine lambda. Ma Pfaff mécanique, un modèle réputé robuste et conciliant, l’a accepté en grommelant, et uniquement sous les conditions suivantes :

  • longueur de point > 4,5
  • tension supérieure au max
  • aiguille centrée

Et même ainsi j’avais parfois des bouclages sur l’envers.

Autre petit souci : les noeuds tiennent mal, il faut serrer comme une brutasse.

J’ai cependant persévéré avec ça jusqu’à ce que j’arrive à la fin de ma bobine et que la vendeuse de la mercerie m’annonce d’un air désolé qu’elle n’en avait plus et qu’elle ne savait pas quand ils seraient livrés et qu’elle s’en foutait (vis ma vie dans le Sud).

J’ai donc investigué les solutions de remplacement au fil normal.

Le triple point stretch (à droite) :

Il s’agit du point stretch avant-arrière-avant qui sert normalement pour le jersey.

Avantage : même enfilage pour les piqûres et pour les surpiqûres, donc gain de temps. Le résultat est ressemblant.

Inconvénient : c’est loooooooooooong, c’est très loooooooooooong … La longueur du point stretch n’est pas réglable sur ma machine, il ne faut pas bouger le tissu sinon les trois passages sont étalés et les courbes sont  acrobatiques. En plus, ça consomme une quantité phénoménale de fil.

Le double enfilage :

Ici, on utilise une deuxième bobine et on double le fil du dessus (un peu comme avec une aiguille double, sauf que les deux brins passent dans la même aiguille).

Avantage : à moins d’avoir le nez dessus, on ne voit pas la différence avec du fil de surpiqûre (sur la photo, j’ai zoomé à fond). On peut également effectuer tous les réglages comme avec un enfilage normal, et ma machine accepte de coudre ainsi même avec l’aiguille décalée. Pas de bouclage bizarre sur l’envers, les noeuds tiennent bien.

Inconvénient : il faut un deuxième support pour la deuxième bobine, et évidemment prévoir un bon stock de fil en plus. Roberta grogne un peu, mais ça n’a pas eu l’air d’impacter la qualité du point – soyez quand même prudentes si votre machine est une petite chose délicate.

J’ai choisi la deuxième solution, comme vous vous en doutez, et j’en suis satisfaite.

Après investigation, j’ai également appris (un peu tard), l’existence d’une quatrième solution :

Le fil pour ameublement (Gütermann « Extra-fort » ou Laser « Super-résistant »).

Il est un peu plus épais qu’un fil normal, mais moins que le fil de surpiqûre, donc accepté sans aucun problème par ma machine.

Le problème principal est que les couleurs sont limitées.


Dans tous les cas, je recommande de garder le même fil de canette (ton-sur-ton, théoriquement) pour la piqûre et la surpiqûre.

D’une part parce qu’il y a peu de chance que votre machine accepte un fil épais ET dans la canette ET sur le dessus, et d’autre part parce que le fait d’avoir un fil sombre en bas donne un joli aspect « pointillé » aux surpiqûres contrastantes – m’enfin, c’est personnel.

Néanmoins, il paraît que les machines gèrent mieux les fils épais dans la canette que sur la bobine donc, si vous arrivez à surpiquer régulièrement à l’envers, vous pouvez essayer d’inverser les enfilages.

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Après tout ce teasing …

Moi aime !!!!!

(Mais que cette photo de ma face arrière reste entre nous, hein. Eurg).

Les plus du patron :

L’enveloppe ne ment pas, le patron est très bien tracé et la coupe est 100% prêt-à-porter. J’y ai retrouvé d’ailleurs les mêmes « problèmes » (fourche très basse et cuisses trop étroites – eh oui mesdames, on vous ment, la course à pied ne fait pas maigrir).

L’ergonomie du patron est la meilleure que j’aie jamais rencontrée, très agréable à utiliser.

Les instructions sont limpides et tout se goupille au quart de poil sans aucun problème.

Les tailles semblent correctes. J’ai utilisé la taille correspondant à mon TH, en sachant que mon tissu était moins extensible que demandé. J’obtiens une coupe, hum …  étroite aux cuisses. Ce qui était le but recherché, certes  (Kim Kardashian, sors de ce corps), mais pas forcément à ce point.
Ceci dit, je suis une des rares à trouver que Burda taille bien, donc bon … j’ai peut-être une  morphologie spécifiquement germano-québécoise.

 

Les moins (et comment y remédier) :

Le placement des poches arrières
==> les placer après avoir monté et surpiqué le dos

Le placement de la fermeture éclair
==> étape 2.7, remplacer « placer les dents » par « placer le bord du ruban gauche »

La ceinture, en général
==> remplacer cette pièce par une ceinture en forme d’un patron qui vous plaît.

Enfin, préférence personnelle : après avoir autant allongé la jambe, il aurait fallu que je l’élargisse aussi pour conserver les proportions, ce qui sera facile à modifier par la suite.

En conclusion : ce patron vaut chaque centime de son prix. Si vous voulez coudre votre premier jean,  n’hésitez pas. C’est bien plus facile qu’il n’y paraît ! C’est un peu long, mais il n’y a aucune subtilité particulière et, même si le résultat est un peu fouillis, ça fait partie du look !


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La première étape des instructions consiste à placer les poches. Il s’avère que c’est excessivement facile avec de la colle à bâtir … Il suffit de replier les surplus du bas et des côtés, encoller, appuyer, puis encoller la poche, la placer au bon endroit, appuyer, lisser – et voilà, elle ne bougera pas d’un poil pendant la surpiqûre ! Et la colle part au lavage.

 

NOTE IMPORTANTE SI VOUS UTILISEZ CE PATRON : les repères des poches plaquées sont symétriques par rapport à la couture dos, bien sûr, par construction … Sauf que, comme on surpique d’un seul côté, elles ne sont donc pas symétriques par rapport à la surpiqûre milieu dos ! Il vaut mieux placer les poches arrières après avoir monté intégralement le dos, ça n’est pas plus compliqué et ça permet mieux jauger du positionnement. Je le saurai pour la prochaine fois, hum.

 

Les poches devant, RAS. Le zip, c’est plié en 10 minutes grâce au tutoriel de Debbie Cook qui s’inspire de l’incontournable vidéo de Sandra Betzina. Même si vous ne comprenez pas l’anglais, allez-y, vous n’aurez plus jamais peur d’une braguette (mmmmh, sortie de son contexte, cette phrase pourrait être mal interprétée …).

Ces tutoriaux sont identiques aux instructions du patron, à ceci près que la sous-patte se pose dès le début (lors de la surpiqûre du premier côté du zip), et que le zip est positionné bien plus à droite du milieu devant – la place indiquée par le patron est trop près de l’ouverture, ce qui fait qu’il se voit un peu sur le produit fini. Comme mon zip n’est pas pile poil de la bonne couleur, je préfére qu’il passe inaperçu.

 

Moralité de l’affaire : faire deux surpiqûres parallèles sur une ligne courbe, c’est vraiment pas évident et ça demande une certaine pratique.

 

Comme il faut quand même un petit nuage pour ternir cette idylle, ce sera la ceinture. Déjà, elle est droite. Vérification faite, AUCUN de mes jeans du commerce n’a de ceinture droite et c’est pas franchement confortable à première vue. Soit, c’est une version d’essai, on va tenter la ceinture droite …

Et ensuite on est censée la couper dans le biais. WTF ? C’est un tissu stretch – couper dans le biais, ça me paraît la porte ouverte à toutes les catastrophes. Donc là, je m’insurge, et je coupe perpendiculairement au droit-fil (soit le sens qui a de l’élasticité). Plus un peu d’entoilage léger parce que le pantalon qui tombe aux genoux au bout de deux heures, bon, hein.

Enfin, elle est étroite (en tout cas sur la version taille haute). Sur ceintre, ca fait pas très joli, honnêtement.

Conclusion : la prochaine fois, je piquerai un modèle de ceinture en forme d’un autre patron, et je vous conseille d’en faire autant.

Enfin, les rivets – un jeu d’enfant avec la pince Vario. Comme j’avais fait des taquets sur le haut des poches arrières, je n’ai pas voulu y ajouter des rivets en plus, donc j’ai innové – en espérant que ça compense le manque de décoration par ailleurs …

 

Promis, la prochaine fois vous aurez droit à une photo sur la bête !

 

 

 

 

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Suite de l’aventure …

 

Mon tissu est légèrement moins extensible que l’enveloppe ne le recommande. Pour cette raison, j’ai été prudente et ai choisi la taille T (pour une taille de prêt-à-porter 38/40).

Concernant la découpe du patron, rien de neuf – je me suis contenté de rajouter 5 cm au dessus du genou et 7,5 cm en dessous afin d’arriver à une longueur 36″-37″.

Plan de coupe sponsorisé par D'Aucy et Leroy-Merlin

Au passage, un gros coup de coeur pour l’ergonomie des patrons Jalie : extrêmement lisibles, clairs, imprimés sur du vrai papier solide, c’est un bonheur à tracer malgré les 27 tailles contenues dans l’enveloppe. Bonus : les instructions (illustrées) sont téléchargeables sur le site de la marque, ce qui permet de les avoir à portée de main au format A4 et de les annoter à l’envi.

Astuce venant de « Gorgeous Things » : avant toute chose j’ai placé mon tissu sur ma table à manger de découpe, et l’ai laissé reposer un certain temps avant de le couper. Il a ainsi le temps de se remettre en place avant d’être dépecé, ce qui évite qu’il le fasse ensuite alors qu’il est tout bien cousu.

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Ah, les patrons Colette … Beaux, rétro, féminins, et tellement joliment présentés … Premier essai avec le patron le plus simple de la gamme : la blouse Sencha.

J’ai utilisé une taille 6 suivant le tableau de mesures et ça me va pile, même si  la  coupe semble plutôt étudiée pour les, hum, belles plantes.

Ne vous attendez pas à voir grand’chose, noir, etc …

Extrêmement facile à faire, pas de doute – à conseiller pour une couturière peu expérimentée qui chercherait quelque chose d’un peu plus stylé que les modèles japonais de base. Attention pour celles qui ont comme moi les épaules carrées/pointues : gros potentiel Star Trek.

Je suis un peu chiffonnée par les finitions – en suivant les instructions, il m’a fallu finasser pas mal  et je ne suis définitivement pas fan des parementures. Ceci dit, les instructions sont détaillées et illustrées, elles vous mèneront au bout de votre affaire sans problème et l’extérieur est tout à fait joli. Il s’agit juste de préférences personnelles.

Pour le dos, j’ai choisi des pressions visibles, je trouve ça plus mignon que des boutons :

Enfin, dernière remarque, le métrage indiqué est surévalué – en taille 6, ça rentrait les doigts dans le nez dans mon coupon de 1,2 m.

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