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Archive for the ‘Couture’ Category

La première étape des instructions consiste à placer les poches. Il s’avère que c’est excessivement facile avec de la colle à bâtir … Il suffit de replier les surplus du bas et des côtés, encoller, appuyer, puis encoller la poche, la placer au bon endroit, appuyer, lisser – et voilà, elle ne bougera pas d’un poil pendant la surpiqûre ! Et la colle part au lavage.

 

NOTE IMPORTANTE SI VOUS UTILISEZ CE PATRON : les repères des poches plaquées sont symétriques par rapport à la couture dos, bien sûr, par construction … Sauf que, comme on surpique d’un seul côté, elles ne sont donc pas symétriques par rapport à la surpiqûre milieu dos ! Il vaut mieux placer les poches arrières après avoir monté intégralement le dos, ça n’est pas plus compliqué et ça permet mieux jauger du positionnement. Je le saurai pour la prochaine fois, hum.

 

Les poches devant, RAS. Le zip, c’est plié en 10 minutes grâce au tutoriel de Debbie Cook qui s’inspire de l’incontournable vidéo de Sandra Betzina. Même si vous ne comprenez pas l’anglais, allez-y, vous n’aurez plus jamais peur d’une braguette (mmmmh, sortie de son contexte, cette phrase pourrait être mal interprétée …).

Ces tutoriaux sont identiques aux instructions du patron, à ceci près que la sous-patte se pose dès le début (lors de la surpiqûre du premier côté du zip), et que le zip est positionné bien plus à droite du milieu devant – la place indiquée par le patron est trop près de l’ouverture, ce qui fait qu’il se voit un peu sur le produit fini. Comme mon zip n’est pas pile poil de la bonne couleur, je préfére qu’il passe inaperçu.

 

Moralité de l’affaire : faire deux surpiqûres parallèles sur une ligne courbe, c’est vraiment pas évident et ça demande une certaine pratique.

 

Comme il faut quand même un petit nuage pour ternir cette idylle, ce sera la ceinture. Déjà, elle est droite. Vérification faite, AUCUN de mes jeans du commerce n’a de ceinture droite et c’est pas franchement confortable à première vue. Soit, c’est une version d’essai, on va tenter la ceinture droite …

Et ensuite on est censée la couper dans le biais. WTF ? C’est un tissu stretch – couper dans le biais, ça me paraît la porte ouverte à toutes les catastrophes. Donc là, je m’insurge, et je coupe perpendiculairement au droit-fil (soit le sens qui a de l’élasticité). Plus un peu d’entoilage léger parce que le pantalon qui tombe aux genoux au bout de deux heures, bon, hein.

Enfin, elle est étroite (en tout cas sur la version taille haute). Sur ceintre, ca fait pas très joli, honnêtement.

Conclusion : la prochaine fois, je piquerai un modèle de ceinture en forme d’un autre patron, et je vous conseille d’en faire autant.

Enfin, les rivets – un jeu d’enfant avec la pince Vario. Comme j’avais fait des taquets sur le haut des poches arrières, je n’ai pas voulu y ajouter des rivets en plus, donc j’ai innové – en espérant que ça compense le manque de décoration par ailleurs …

 

Promis, la prochaine fois vous aurez droit à une photo sur la bête !

 

 

 

 

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Ah, les patrons Colette … Beaux, rétro, féminins, et tellement joliment présentés … Premier essai avec le patron le plus simple de la gamme : la blouse Sencha.

J’ai utilisé une taille 6 suivant le tableau de mesures et ça me va pile, même si  la  coupe semble plutôt étudiée pour les, hum, belles plantes.

Ne vous attendez pas à voir grand’chose, noir, etc …

Extrêmement facile à faire, pas de doute – à conseiller pour une couturière peu expérimentée qui chercherait quelque chose d’un peu plus stylé que les modèles japonais de base. Attention pour celles qui ont comme moi les épaules carrées/pointues : gros potentiel Star Trek.

Je suis un peu chiffonnée par les finitions – en suivant les instructions, il m’a fallu finasser pas mal  et je ne suis définitivement pas fan des parementures. Ceci dit, les instructions sont détaillées et illustrées, elles vous mèneront au bout de votre affaire sans problème et l’extérieur est tout à fait joli. Il s’agit juste de préférences personnelles.

Pour le dos, j’ai choisi des pressions visibles, je trouve ça plus mignon que des boutons :

Enfin, dernière remarque, le métrage indiqué est surévalué – en taille 6, ça rentrait les doigts dans le nez dans mon coupon de 1,2 m.

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Groovy Baby

Pas eu trop le temps de coudre, j’ai donc fait dans le déjà-vu, ressorti mon patron de pantalon patte d’eph et, hop, en avant, et sans trou cette fois-ci !

Vous admirerez en fond mon occupation principale du moment : démonter des bibliothèques (et remplir des cartons). Oh yeah.

Petits détails parce que je sais que vous aimez ça : fausses poches passepoilées à l’arrière (pas ultra clean, mais, hum, personne n’ira y voir de plus près) et taquets au zip et aux poches.
En toute modestie, je trouve qu’il a grave la classe.

Il y avait des revers à l’origine, mais je les trouvais trop larges, puis après réduction, trop étroits, et mon tout commençait à me gonfler sérieusement (patience, thy name is not Rose). Hop, exit les revers, dé-ourlettage, décousage, re-ourlettage, joie, bonheur et concert de Tokyo Hotel.

« Ach ach ach, fou faites moins les malignes, maintenant, pandes d’Expedit ! »

Anecdote : En recopiant le patron, je me suis rendue compte … que j’avais en fait utilisé la taille 36 pour le devant et la taille 38 pour le dos. Ahem. Ceci dit, j’ai laissé en l’état et c’est nickel.

 

Allez, juste pour coller au thème …

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Encouragée par Coconuts, Eliowyn et Nanalye de T&N, je me suis lancée dans la confection de THE pièce qui vous pose une couturière : le manteau. Même pas peur.

Grande audacieuse, j’ai prudemment choisi le modèle simplissime du Burda Facile de cet automne (veste/manteau étant la seule raison pour laquelle je l’ai acheté, d’ailleurs … ). De toute manière,  il suffit de me présenter un truc noir façon Parisienne pour que je morde à l’hameçon, provinciale complexée que je suis  :)

Pas de grosse difficulté, à part deux poches passepoilées qui sont passées comme une lettre à la Poste grâce au patron bien conçu et (ça m’écorche la bouche de le dire) aux instructions.

Pas de grosse difficulté, certes, mais pas mal de détails inhérents à ce type de pièce qui demandent de la minutie et de la patience (hum, mes deux grandes qualités …). Mention spéciale au biais à l’intérieur du rabat devant qui remporte haut la main le titre d’Idée à la Con de l’année. Mais ça en jette et je suis une fille très superficielle :)

Autre problème : la matière. J’adore surpiquer les contours car je trouve le résultat plus « pro », mais là il a fallu que j’abandonne l’idée : par endroit, les épaisseurs de tissus ne passaient même pas sous le pied de biche relevé. J’ai tué deux aiguilles 100 dans la réalisation, et fait plus d’une fois brouter ma machine, pourtant pas chipoteuse pour deux sous. Il faut croire que j’ai atteint ses limites !

Enfin, dernier souci : la carrure. Après essai, le 38 était trop large aux épaules, et avec cette forme droite, ça faisait franchement sac. J’ai donc idiotement taillé un 36 qui est, du coup, un peu serré aux entournures. Avec un pull fin, ça passe, mais on oublie le col roulé en poil de yack.

Allez, sans plus de blabla (comme d’hab, si ce modèle vous intéresse et que vous voulez des précisions je vous les transmettrai avec plaisir).

Moi dedans – on dirait qu’il n’est pas centré, mais c’est moi qui tourne/penche la tête … J’ai vérifié, vous pensez bien !

La doublure, un mélange viscose-coton-soie au toucher très luxueux mais peut-être un peu fragile :

Zoom sur le biais made in La Droguerie à l’intérieur du rabat (et sur mon t-shirt en même temps :) ):

Les boutons du col, purement ornementaux, viennent aussi de la Droguerie (et sont assortis au zip, the classe). J’ai éliminé les galons de reps (gné?), mais surpiqué les découpes devant et dos. Et vous pouvez confirmer que tout est bien centré !

Last but not least, les poches passepoilées dont je suis fière au-delà des mots :

Conclusion : c’est vraiment très gratifiant, mais ça m’a demandé une énergie et un temps fou. Je ne suis pas sûre que j’étais prête à entreprendre un morceau aussi gros… Ou alors, il aurait fallu que je fasse une entorse à mes principes et que j’entrecoupe ceci avec d’autres projets simples. Résultat : je ne suis pas totalement satisfaites de mes finitions (en particulier l’ourlet – j’ai toujours pas compris comment, alors que toutes les coutures étaient parfaitement raccord par ailleurs, mon surplus d’ourlet a pu finir pas complètement droit … )

Je recommencerai sans doute … dans un an, le temps de m’en remettre !

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… alias « la robe que tu mets quand tu as l’impression d’être un pachyderme mais qu’un sursaut d’amour-propre t’empêche d’aller bosser en survêtement », ou encore « la robe spécial post-dinde/bûche/chocolat/foie gras/saumon/sauce hollandaise ».

Un basique, vous l’aurez compris.

Un truc, t’es tellement bien dedans que j’ai failli l’appeler « Burda fait de la couture jap’ « .

Pour celà, j’ai gardé le même numéro de Burda (un de mes préférés) et choisi cette petite robe à pli creux, très dans l’esprit « Uniform project« . Elle ne m’avait pas tapé dans l’oeil au départ, car proposée en cuir et moi, je ne porte pas d’animal mort sur le dos (aux pieds et au bras, oui, mais pas ailleurs, c’est un principe et en plus j’aime pas, bref on s’en moque).

Le changement de matière au profit d’un tissu classique qui a l’outrecuidance de devoir être, genre, cousu, a entraîné un certain nombre de modifs :

– les devants et dos inférieurs sont en un seul morceau

– la fente devant a été transformée en « U », et l’empiècement devant et la parementure associée ont été coupés sur la pliure

– pas de zip (franchement, je suis persuadée que, même pour la version cuir, le zip c’est juste une nouvelle preuve du sadisme intrinsèque des patronneurs Burda – la robe se passe sans souci telle quelle).

Désolée pour les photos pas vraiment parlantes, robe noire, temps pourri, grotte, etc, etc.

Le devant …

Pour info, il m’a fallu 1m50 de tissu en 140 (parce que, cuir oblige,  Bürdchen ne donne pas de métrage, évidemment – mais par contre il donne des indications de droit-fil sur le patron, va comprendre …). C’est une gabardine de laine mélangée que j’aime d’amour, tellement que j’en ai pris 3m et que j’ai bien fait.

Et parce que la robe est quand même d’une simplicité biblique, j’ai ajouté des surpiqûres à 1/2 pied de biche :  le long de la couture milieu dos et devant, le long de l’encolure et le long des emmanchures. Ca tient la parementure en respect et en plus ça habille un peu.

 

Le dos …

Conclusion : je ne la referais sans doute pas parce qu’elle est assez reconnaissable, mais je la recommande chaudement ! C’est un modèle ridicule de simplicité, d’un confort absolu, pourtant la forme est très flatteuse – ahem, contrairement aux montgolfières nippones – et je l’adore déjà !

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Pour me détendre, après l’épisode pantalon, j’ai choisi une petite tunique façon vareuse. Oh, trois fois rien, à peine deux points sur le magazine, un schéma simplissime …

 

 

Sauf que, bon, pour pas se rouiller les neurones, il fallait un petit challenge. Donc ce furent mes premières coutures rabattues, et mon premier vrai col, avec pied de col étout étout. Ca m’a pris un peu de temps, et si la bordure n’est pas nickel, j’en suis tout de même satisfaite, « on dirait un vrai » (sic … ). Ceci dit, en terme de détente, on a déjà vu mieux – mais c’est nettement plus marrant qu’un Sudoku.

 

D’ailleurs, de manière générale, je suis on ne peut plus ravie de cette petite chose : elle est aussi belle à l’envers qu’à l’endroit, grâce à Greta la surjeteuse (allez, sans rancune).

Le tissu : une pure merveille made in Toto, un coton fin, satiné, souple et tout doux qu’on dirait un Furby (bizarrement, dans le magasin je l’avais vu kaki, alors qu’en vrai il est taupe. Daltonisme temporaire ?). Car le point épineux du modèle, c’était ça : avec cette coupe casse-gueule, mi-pêche aux moules/mi-hôpital, il fallait THE tissu qui va bien : quelque chose de raffiné, sobre et souple, mais pas hors de prix vu que l’issue restait incertaine … Au final, le  tout m’a coûté peanuts, limite j’en ai eu plus cher de fil.

 

J’ai voulu faire ma maligne et allonger le modèle en prenant la ligne d’ourlet de la tunique 122. Sauf que c’était trop long, donc j’ai ravalé ma fierté et j’ai ôté ce que j’avais ajouté. Burda est grand, Burda a toujours raison, Burda sait ce qui est bon pour toi (hum).

Donc la seule modif consiste en des pattes sur les manches pour qu’elles tiennent en place repliées. On a frôlé l’Oscar de l’idée pourrie sur le coup, vu que j’ai décrété in extremis, en fin de week-end, que la vie ne valait pas la peine d’être vécue si je n’avais pas des pattes sur les manches de ma tunique. Cousues à l’arrache, sans entoilage … ma machine, pourtant un modèle d’abnégation teutonne, a très moyennement apprécié de devoir faire des boutonnières sur 2 cm² de tissu tout mou. Heureusement, un éclair de génie, un bout de papier de soie par-dessous et, hop, c’est passé comme une lettre à la poste. Le papier de soie, c’est le BIEN. Et mes manches, elles déchirent.

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Petit devoir de logique : si le premier essai est un échec, et que le second est un semi-échec, que sera le troisième essai ? 

Ou bien vous êtes optimistes, et vous dites que ça ne peut qu’être une réussite – c’est-à-dire que vous envisagez la progression comme une suite arithmétique : échec, semi-échec, réussite (et ensuite : réussite absolue, perfection ultime, sublimation du patron, « Lagerfeld m’appelle pour avoir des tuyaux », etc …)

Ou bien vous êtes pessimistes, et vous dites que ce sera un quart-d’échec (oui, parce que vous êtes pessimistes, c’est un quart-d’échec et pas un trois-quart de réussite, n’est-ce pas ? Toute ressemblance avec votre servitrice est bien entendu fortuite). Vous envisagez alors la progression comme une suite géométrique : échec, demi-échec, quart d’échec, huitième d’échec, etc, jusqu’à choui-ème d’échec, également appelé « j’y étais presque, gniiiiiiiiiiiiiiiii, b****** de m***** ». 

Bon, en fait, si vous êtes vraiment pessimistes, vous considérez que vos efforts sont vains quoiqu’il arrive et vous allez sur Esprit.com acheter un pantalon en longueur 36. Là aussi, toute ressemblance, etc etc.

(Bon, ça y est, entre la logique et Esprit, j’ai perdu les deux-tiers de mes lectrices, ah zut …)

Bref, voici mon troisième et quart-d’échec pantalon :

Modèle Burda Facile été 2009 déjà vu ici (quoique nettement mieux réussi chez la talentueuse Noueuse, évidemment).Sans revers, mais avec braguette, poches italiennes et faux-rabats à l’arrière. La totale, quoi, manquaient plus que les poches passepoilées pour que ce soit la Fête du fut’.

Le tissu est chiné-légèrement rayé, et les rayures ne se raccordent pas à l’arrière. Ca m’a rendue folle, jusqu’au moment où j’ai analysé un de mes pantalons préférés du commerce, dans un tissu franchement rayé lui, et constaté que ça ne se raccordait pas non plus et ça ne me perturbait pas. Comme quoi, je suis beaucoup plus exigeante avec mes bébés qu’avec le tout-venant Zara …

Par contre, je vous ai fait un de ces raccords de couture en free-fly à la fourche, Dieu était avec moi, c’est pas possible autrement.

Pourquoi quart-d’échec ? Et bien, d’une part, le zip et, de manière générale, la finition de la ceinture milieu devant ne  sont pas à la hauteur de mes attentes. Bizarrement, pour la toile, je l’ai réussi les yeux fermés avec une main attachée dans le dos, et, là, ben, bof. 

Mais surtout :

Eh ouais. C’est ce qui arrive quand on achète une surjeteuse et qu’on se lance dans le surfilage avec plus d’enthousiasme que de bon sens.
Oui, vous avez bien entendu, maintenant, à Thulé, on coud et on surjette comme des vrais (mais on rase toujours pas gratis).

L’accroc fait la taille d’un pouce et est placé 10 cm au dessus du genou, près de la couture interne. Autrement dit, il n’est pas flagrant. Peut-être que je finirai par tailler dans le lard et en faire un short. Peut-être que je vivrai avec, parce que quand même, il me fait le cuissot fin, ce pantalon, en toute modestie.
Quoiqu’il en soit, cette histoire a vraiment démythifié les fut’ ! Il aura sans doute un petit frère en été, à moins que je ne trouve un patron mieux taillé entre-temps (c’est à dire qui ne baille pas à l’arrière, gniiiiii).

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PS : il me reste un bout de ce tissu, quelque chose comme 40 x 140 cm d’un bloc, plus des bouts qui dépassent, et je ne vois pas trop ce que je pourrais en faire. La place, chez moi, est comptée, surtout depuis l’arrivée de la surjeteuse, et ce serait dommage de jeter, donc, dans l’esprit récup’, si ça intéresse quelqu’un, je le donne de bon coeur (sans frais de port, mais faudra pas être pressée).
C’est du polyester-viscose-élasthane, de mémoire, plus lourd qu’un tissu « tailleur » polyester classique, mais plus souple d’une toile, un petit  peu extensible en largeur.

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