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Archive for the ‘Tricot’ Category

Après un premier essai peu concluant en tricot, et un deuxième qui n’a pas dépassé le stade de la … chose, comment retrouver la foi ?

1/ Prendre 6 pelotes d’une laine énorme toute douce en moumoute de pétrole, dans un coloris que je m’obstine à appeler kaki et que Philou appelle « lichen » (le lichen est donc furieusement tendance cet hiver, vous voilà prévenues).

2/ Se munir de pieux surdimensionnés, avec la bénédiction de la vendeuse dudit Philou (« Vous, vous devez tricoter serré, je me trompe ? » … Hmmm … L’art du compliment caché … bien bien caché … ), et en plastique qui plus est, qui glissent admirablement  et me permettent enfin de tricoter relax sans risquer la contracture du deltoïde arrière gauche à chaque maille.

3/ S’armer également d’une saison d’Hero Corp, et une autre de Mad Men, ainsi que d’une réapparition de Cold Case fort opportune.

4/ Prendre le problème à bras-le-corps : je galère avec le jersey ? Je vais en bouffer, du jersey !

Et vous obtenez une écharpe extra-longue, extra-douce, bien douillette, qui s’enroule tout le temps et qui colle des poils partout mais qui grandit à vue d’oeil. (Et pour conforter la ressemblance entre cette chose et nos amis félins, elle ressemble à une serpillère quand elle sort de l’eau).

J’chu fin bien, comme on dit dans mon Est natal (mais c’est qu’on veut g’ler, vindieux!).


Et hop, mission accomplie –  à force de manipuler avec bonheur ce doudoutoudou, je maîtrise la maille envers sans les mains et la motivation pour le tricot est revenue !

Le monde est mon huître, pour reprendre une expression américaine de saison.

Petit anecdote amusante : des amis, que par ailleurs toutes mes tentatives de coutures anglaises, de poches italiennes et de cols tailleurs laissent de marbre, ont complètement craqué pour ce qui reste un rectangle en jersey taille 10 plein de trous et de défauts.
C’est bien la peine …

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De la sueur et des larmes

Fin décembre-début janvier : 20h de train

Début janvier : 10 h de train

Mi-janvier : 6h de train.

Pour pas qu’il soit dit que j’engraisse la SNCF pour rien, j’ai largement profité de ces trajets interminables pour cracher du point mousse. Parce que quatre pelotes de point mousse, croyez-moi, faut vraiment être enfermée dans un wagon avec 80 autres joyeux voyageurs pour que ça deviennent intéressant.

Ceci dit, tant d’effort ont payé, j’ai enfin fini mon « trendy châle ». Je sais pas s’il est trendy, je lui trouve définitivement un air homemade (et je ne suis pas fan du home-made à tout crin), mais il m’est d’ores et déjà devenu précieux pour les dimanches à -10°.

Ceci dit, j’hésite à poursuivre dans la voie du tricot. Ca me paraît énormément de temps englouti pour un résultat … moyen.

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Vous avez toujours baîllé en cours de maths, en marmonnant que cette matière ne servait à rien ?
Que nenni. Ca sert.

Exemple appliqué au tricot. Plus précisément, au trendy châle.

pelote

Rappel du principe du trendy châle, pour celles qui auraient la flemme de cliquer sur le lien : on commence par tricoter trois mailles (premier rang). Puis, au deuxième rang, on fait une augmentation (c’est-à-dire qu’on ajoute une maille). Puis au troisième rang, on ajoute encore une maille. Etc …

Donc, si on appelle m(i) le nombre de maille au rang i, on a :

m(1) = 3
m(2) = m(1) + 1 = 4

m(i) = m(i-1) + 1 = m(1) + (i-1)

Bravo ! Vous avez reconnu une suite arithmétique !

Bon, oui, mais alors ?

Alors, sachant que j’ai monté 100 rangs avec une pelote de laine, et qu’il m’en reste trois autres, quelle taille va faire mon châle, à la fin ? Hein ? Est-ce que je peux dès maintenant divertir une pelote pour autre chose (au hasard, des choupinettes mitaines assorties), ou bien est-ce que j’aurai besoin de toutes les pelotes restantes pour qu’il soit assez grand ?

Partons du principe que chaque maille est régulière et « consomme » la même quantité de laine (hypothèse hautement irréaliste dans mon cas, mais passons).

Avec ma première pelote, j’ai fait : m(1) mailles au rang 1, puis m(2), puis m(3), puis … puis m(100).
Donc en tout, j’ai tricoté : m(1) + m(2) + m(3) + … + m(100)  mailles.

Soit, en notation mathématique :

Equation1
C’est pas beau ?

En plus, ça tombe bien, le célèbre mathématicien Gauss a fait le calcul pour nous, et ça donne :

m(100)* (m(1)+m(100))/2.

Ici, m(100) est égal à 3+(100-1) donc 102, m(1) est égal à 3, ce qui donne : 5250  mailles (oui, moi aussi ça m’a impressionné …)

Donc avec ma première pelote, j’ai fait 5250 mailles. On peut donc supposer que j’en ferai autant avec les autres. Donc il faut déterminer jusqu’à quel rang p je peux aller à partir du rang 101, avec 5250 mailles. Donc, savoir quel est le rang de mailles p tel que :
m(101) + m(102) + … + m(p) = 5250 (bon, en vrai il y a peu de chance que je tombe pile, mais encore une fois on reste dans l’estimation).

En fait, Gauss, qui n’était pas la moitié d’un génie, nous souffle à l’oreille que la formule utilisée ci-dessus peut se généraliser :

m(k) + m(k+1) + … + m(p) = (p-k+1)(m(p)+m(k))/2

Et ce, quels que soient k et p.

Ici, k=101, m(k) = 103, p est inconnu, mais on sait que m(p) sera égal à m(1) + p – 1 = p + 2

Donc on veut p tel que :

(p – 101 + 1)( p + 2 + 103 )/2 = 5250

Ou alors :

(p-100)(p+105) = 10500

Si on développe tout, on obtient :

Equation2

donc :

Equation3

Oh, groooovy, une équation du second degré ! Les équations du second degré sont de la forme

Equation4

avec x l’inconnue (c’est-à-dire la valeur recherchée, ici p), et a, b et c les coefficient, ici :  a=1, b=5 et c=-21000.

Les équations de ce genre ont généralement deux solutions. On les trouve en calculant d’abord la valeur

Equation5

appelée « déterminant », qui est ici de 289 et des brouettes : quelle chance, il est positif, ce qui veut dire qu’il y a des solutions réelles ! A partir du déterminant, on en déduit les deux solutions de l’équation (arrondies) qui sont égales à

Equation6

soit dans le cas actuel environ 142 et environ -147. Evidemment, ici -147 ne veut rien dire, donc la solution est : avec ma seconde pelote, j’irai jusqu’au rang 142.
On fait pareil pour la troisième pelote en partant donc du rang 142+1 et on obtient comme point final : rang 174.
Sachant que les 100 rangs actuels font 33 centimètres, en faisant une règle de trois, avec 174 rangs on aura environ 57 cm (174 * 30 / 100). Un peu léger.

Donc il vaut mieux que je garde ma quatrième pelote, et que j’utilise une autre laine pour faire mes mitaines.

(Bien sûr, le simple bon sens vous aurait dit directement qu’on pouvait faire avec la deuxième pelote la moitié des rangs de la première, et ainsi de suite, mais c’est nettement moins marrant, non ? Non ? Eh bien moi ça m’a bien fait rire en tout cas).

Sur ce je vous quitte, j’ai un modèle Burda sur le feu, il est basé sur la théorie des cordes.

 

PS : comme ça fait … euh … longtemps que j’ai quitté les bancs de l’école, il y a peut-être des erreurs dans le raisonnement ci-dessus, hein, n’hésitez pas à me corriger si nécessaire !

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P1000586

Bientôt, ce n’est plus seulement ma couture ratée que j’infligerai au monde entier, mais des kilomètres de mailles irrégulières et montées à l’envers !

(comme vous pouvez le voir sur la photo, en la matière, j’ai du potentiel).

MWAAAHAHAHAHAHA !!!

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