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Vu en librairie il y a peu, je n’ai pu m’empêcher de l’acheter … Les livres de ce genre sont si rares à être traduits !

Le contenu :

Un melting pot de divers types de finitions (encolures, coutures, ourlets) « issues de la haute couture », de techniques (comment soutenir une taille haute, comment faire une toile …) et de panorama de tissus de luxe.

Mon avis :

Tout d’abord, je pense que « haute couture » est surévalué comme terme, on est loin des petites mains et de l’extravagance. Je dirais plutôt « tailleur haut de gamme », car ce sont surtout des techniques à la machine appliquables aux vêtements de tous les jours.
Ceci dit, ça m’arrange plutôt, cas il s’agit de finitions ou de techniques discrètes et de belle qualité qui sont tout à fait dans mes goûts. J’y ai trouvé un certain nombre de bonnes idées à appliquer sans attendre : le gros grain pris dans la couture, la taille haute, le ruban dans le pied de col, différentes variantes d’ourlets … Des petites astuces ou des petits détails qui rajoutent un plus à un vêtement fait maison, sans pour autant tourner vers le « crafty crazy ».

 

La plupart des techniques sont assez faciles et pourraient sans doute être mises au point sans tutoriel, mais elles ont l’avantage de donner des idées (enfin, à moi en tout cas, qui souffre d’un manque chronique de créativité).

Les reproches que je pourrais faire à ce livre, ce sont : des tutoriels pas forcément très limpides, et un aspect assez fourre-tout au final ; la partie sur les tissus est dispensable – personnellement je couds rarement le velours de soie.

 

En bref, je ne recommanderais pas ce livre pour une débutante complète, mais si vous maîtrisez à peu près les bases et souhaitez un coup de pouce pour ajouter de petites touches en plus sur vos oeuvres, c’est très bien.

Je sais qu’il existe d’autres livres du même types en anglais, mais je ne les ai pas lus donc je ne peux pas comparer.

 

Après la bataille

Malgré toute ma bonne volonté, je n’ai pas réussi à finir mon manteau 2012 à temps pour la vague de froid. En même temps, je pense qu’il n’aurait pas été à la hauteur, le lainage étant assez fin.

Il s’agit donc du chôôôli manteau de Burda 12/2011, celui qui est présenté en blanc par une fraîche jeune fille  sur un pont. Bon, là il est présenté par un vieux mannequin poussiéreux affublé d’un col roulé camaïeu, mais on va dire que l’esprit reste le même.

La première chose à dire sur ce patron est qu’il est bien dessiné. Mais alors, du feu de Dieu. Vous avez vu toutes ces découpes ? En tout, pour le corps du manteau extérieur seul, il y 24 morceaux de tissu à assembler. Et tous se raccordent au MILLIMETRE ! Bonus, les découpes des manches s’alignent sur celles du corps. Un véritable bonheur de sewing geek !!!

Le revers de la médaille est que je n’ai pas réussi à bidouiller le fit sans tout décaler. Résultat, il n’est pas aussi bon que je l’eûs souhaité, d’autant que le modèle est très ajusté en haut … Mais, quoiqu’il en soit, il est très seyant ! Pas au point de me transformer en fraîche jeune fille sur un pont, mais presque.

Niveau détails : j’ai utilisé une doublure noire parce que j’en avais beaucoup en stock et que j’ai voulu être raisonnable. Au final, j’ai bien fait parce que le manteau n’est pas fermé en bas, donc les pans s’ouvrent en marchant et une doublure colorée aurait été du coup un peu trop « in your face ». Je me suis juste fait plaisir avec un passepoil en Liberty Mitsi.

Enfin, je ne sais pas trop pourquoi, mais la doublure s’est avérée trop courte malgré une découpe soigneuse. J’ai eu beau réduire l’ourlet à sa plus simple expression, rien à faire. Je ne l’ai donc pas attachée en bas pour ne pas gâcher le tombé et j’ai masqué l’ourlet de l’extérieur avec un peu de dentelle.

Si je devais le refaire (et il n’est pas dit que je ne le referai pas, il est vraiment très joli), j’utiliserais un tissu avec plus de tenue ou bien des techniques de « tailoring » (toile à tailleur, têtes de manches, etc) : mon tissu est assez mou pour un manteau, donc le tout ne fait pas très structuré. J’utiliserais aussi sans doute la taille supérieure pour pouvoir mettre un pull plus épais, et je rallongerais les manches. Sur ma toile elles semblaient pile à la bonne taille, mais au final, elles sont juste 1 ou 2 cm trop courtes à mon goût.

 

En résumé : c’est un très bon patron, très joli, pas très difficile mais qui demande de la patience !

Robe d’hiver

Première et dernière expérience avec les patrons « Tendance Couture ».

Vous avez vu la tête de ces planches à patrons ? J’ai failli y laisser ma vue et ma santé mentale, et pourtant je pratique le Burda couramment.

Bref, il s’agit d’une robe du dernier TC (hiver 2011).

 

Très facile à faire, une fois le casse-tête du décalquage passé. En revanche, j’ai eu une mauvaise surprise au niveau de la taille : alors que New Look est supposé tailler grand, j’ai dû agrandir le 40 ET recourir à un tissu extensible. Quel coup dur pour mon amour-propre! De manière générale, j’ai trouvé le patron assez bizarrement taillé.

 


Malgré ça, le résultat est assez joli, mais trop habillé à mon goût.

Comme modifs, j’ai juste fait le dos à ma sauce (plus par erreur que par choix à vrai dire) et j’ai simplifié le bas des manches.

 

Etant donné que mes machines vont être indisponibles pendant quelques semaines, bicauz déménagement (yes, enfin!), j’avais décidé de porter une dernière estocade à mon stock de tissu et faire trois petites choses durant ce long week-end. J’aurais pu m’abstenir, les projets à la va-vite c’est définitivement pas mon truc.

 

 

On va commencer par the Ugly :

 

 

Voilà, ça, c’est fait.
La poubelle est la destination finale d’un certain nombre de mes tentatives, mais jamais décision n’a été aussi immédiate. Le tissu est joli comme tout, le patron était d’une simplicité biblique, mais malheureusement mes compétences n’ont pas été à la hauteur. Ca n’a été qu’ourlet distordu, encolure étirée et emmanchures gondolantes. Fin de la discussion, passons à autre chose.

 

 

The Bad :

 

 

A la base, une tentative pour imiter une jupe du commerce qui commence à se faire vieille. Pour celà, j’ai utilisé le patron facile du Burda d’août rallongé de 13  cm et un reste de tissu de cette robe. Au premier essayage, j’ai trouvé la jupe immense, MAIS il est plus que probable que je n’aie pas coupé correctement le patron et/ou le tissu. J’ai donc repris énormément les côtés de la taille, en laissant intacte la largeur à l’ourlet pour une forme un peu plus trapèze.

 

 

Résultat : passeport direct pour Jambon-land. Qui plus est, la forme porte-feuille s’avère ultra casse-gueule vu le peu de recouvrement devant. Une jupe courte, passe encore, mais courte + baîllante, hum … D’autant que je m’en vais habiter sur les grands boulevards, il risque d’y avoir confusion.
Next !

 

 

The Good :

 

Quand même, un vêtement portable dans le lot, à défaut d’être ébouriffant. Le patron est McCalls 6354, une forme simplissime et un patron simplissime aussi. Aucune remarque particulière à faire – s’il faillait chipoter je dirais que je ne suis pas fan des finitions d’emmanchure, je pense qu’un biais serait plus clean. Et là aussi, j’ai été un peu rapiat sur la longueur, elle aurait gagné à faire 5-10 cm de plus (j’ai dû faire un tout petit mini ourlet pour rester dans le domaine de la décence).

 

 

Ici également j’ai fait les fonds de tiroir, le tissu est un reste de cette robe, teint en noir parce – une robe kaki dans ma penderie, c’est suffisant. C’est un mélange lin-viscose souple et soyeux, extrêmement agréable à porter et à coudre.

 

 

Au final, une robe basique multifonction pour les jours sans prise de tête. Je la retenterais bien avec des petits détails en plus, un tissu plus recherché, etc …

 

 

Bon, et maintenant, hop hop hop, on fait les cartons. Roberta, en tout cas, est fin prête :

 

Big in Japan

Voilà un projet inhabituel ici, mais pour lequel je me suis totalement éclatée (désolée pour les photos encore plus pourries de d’habitude, je les ai prises à le soir à la va-vite et j’ai dû bidouiller ensuite pour qu’on y voit quelque chose … Photofiltre et moi, ça fait deux … ) :




Il s’agit d’un kimono cousu pour un jeu de rôle grandeur nature qui se situait dans une ambiance, euh, eh bien … asiatique (étonnant, non ?). Le monde est très fouillé, très complexe, avec un grand nombre de personnages non-joueurs qu’il fallait bien habiller ! En l’occurence, le personnage était une dame fantôme. Il lui fallait une belle tenue – on a beau avoir quitté le plan des réalités terrestres, on en est pas moins femme.
Le tissu est un satin brodé épais et lourd, absolument superbe, et les bordures sont faites en taffetas de polyester rose copieusement entoilé pour tenir droit. Le obi est fait d’un rectangle de tissu noir, bien entoilé également, sur lequel j’ai ajouté une bande de satin brodé bordé de deux faux passepoils en taffetas pour un riche effet de superposition. Ka-ching ! 

Pour le tuto du faux passepoil, voir l’article idoine sur Thread and Needles.

Il est réglable par velcro au dos, afin de pouvoir s’enfiler un un canard laqué ni vu ni connu s’adapter à plusieurs tailles.


Je tiens préciser que la beauté du costume tient surtout au choix des tissus et des couleurs, et que, pour le coup, je n’y suis vraiment pour rien. Je n’ai fait qu’oeuvrer à la machine ! Ce qui ne m’a pas empêché d’avoir adoré chaque minute de ce projet, depuis le plaisir de manipuler un tissu aussi beau que je n’aurais jamais eu l’occasion d’utiliser pour moi-même, jusqu’aux petites touches de fin et séances de déguisement devant la glace, à déambuler avec geta, éventail et rouge à lèvres  – ben quoi, il fallait impérativement vérifier que le résultat était bien crédible :) . Et non, je n’ai pas de photo, héhé …


PS : je sais qu’il s’agit d’un kimono chinois et pas japonais, mais « Big in China », ça n’existe pas, comme chanson, duuuuuuuh.

 

***

Fun facts :

Patron : Burda, mais aucune idée du numéro. Il doit être épuisé.
Taille : 42
Tissu : satin de polyester épais brodé et taffetas de polyester pour le kimono, plus coton/polyester (?) pour le obi.

Ca faisait longtemps qu’on avait pas vu un pantalon flare par ici, vous ne trouvez pas ? Mais que fait la police ?

J’avoue être un peu dubitative sur celui-ci … Je suis bien consciente que les pantalons larges, même si je les aime d’amour, ne sont pas vraiment mes meilleurs amis. D’habitude je m’en accomode, mais là, on atteint la frontière floue entre « pas ce qu’il y a de plus flatteur » et « faut vraiment que tu arrêtes le Nut' ». Ou alors j’arrête vraiment le Nut’? Naaaaaaaaaan.

Par contre, de côté, l’effet de la ceinture king size est très gracieux. Peut-être que je devrais me mettre à marcher à l’égyptienne ?

Je n’ai rien modifié au patron, à part la longueur bien sûr, et des frivolités. Il était atteint d’un mal très répandu chez les marchands de papier de soie imprimé : le syndrôme « que de la frime ». Autrement dit, à l’avant, vous avez : des découpes à foison, des surpiqûres doubles, un ourlet surpiqué gigantesque, des rivets partout, des boutons de ceinture bling-bling … Et à l’arrière ? Rien. Même l’ourlet large ne continuait pas dans le dos, ce qui m’a paru extrêmement bizarre. Du coup, j’ai éliminé pas mal de détails devant pour harmoniser un peu le tout, parce que si je ne me vois que de face, j’ose espérer qu’on me contemple aussi parfois de dos (même si c’est juste pour s’affliger de la taille incongrue de mon booty dans ce pantalon).


Et oui, j’aurais pu aussi rajouter des détails au dos, mais c’est mon fut’, c’est moi qui décide, okay ? Feignasse power.

Vous n’allez pas échapper aux gros plans cette fois-ci, les poulettes, parce que je me suis pas payé des kilomètres de surpiqures doubles contrastées juste pour le délire, hein. Donc vous êtes priées de vous extasier. Pour les autographes, faudra contacter mon fan-club.

Les poches incluaient une parementure, détail que j’ai trouvé très mignon.

 

***

Fun facts :

Patron : Burda 08/2009, modèle 116.
Taille : 38 + 10cm en longueur (« Ho ho ho, Géééééééant vert ») et cintré à la taille pour un effet corset.
Tissu : lin façon denim Etoffe des Héros, une merveille qui se tient très bien et froisse très peu.

En ce moment, j’ai envie de vert – le pauvre, et dire que je l’ai totalement ignoré pendant des années. Je trouve que cette nuance en particulier est un joli compromis entre neutralité et couleur (pour Malimalou : oui, c’est vert, promis-juré-craché).

 

 

 

 

 

Petite bizarrerie : je l’ai entièrement doublée, et distinguer l’endroit de l’envers demande maintenant un peu de concentration – pas vraiment mon point fort. Si vous croisez une grande brune en robe verte avec l’ourlet à l’air, ce sera probablement moi. Si en plus elle  lit en marchant et se prend un lampadaire en pleine face, là, plus aucun doute. Gaston Lagaffe forever.

 

 

 

 


 

Fun facts :

Modèle : Robe 116, Burda 02/2011

Taille : 38 sans aucune modif pour un 38/40 du commerce. RAS, mais le haut est vaste.

Tissu : batiste de coton de chez Toto

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